Tian provençal (Tian d’aubergines, courgettes et pommes de terre du livre « Vegan »)

Par Diana10

Actuellement, je suis en train de tester les recettes du livre « Vegan » qui m’a été gentiment offert par Natura Sense. Je vous rassure, je ne suis pas en train de devenir « vegan », mais comme beaucoup, je cuisine beaucoup de plats « végétaliens » (je viens d’apprendre qu’il y a une différence entre « végétalien » et « vegan »). J’ai été intéressée de rajouter de nouvelles recettes à mon répertoire, ce qui ne m’oblige aucunement de devenir adepte de ce mouvement, ou mode (dont j’essaie de comprendre le point de vue éthique et environnemental - bien que on peut très bien penser être vegan et ne pas manger de manière plus éthique ou respectueuse de l’environnement qu’un omnivore, et l’inverse …).
Bien que je reste convaincue que l’homme est omnivore par nature, j’ai noté plusieurs points positifs dans ce livre. Les recettes sont nombreuses et plutôt équilibrées. C’est aussi un bel objet joliment illustré. J’ai aimé le fait que la partie théorique soit écrite par un médecin nutritionniste qui s’est référé uniquement aux sources primaires. Le livre contient beaucoup d’informations pertinentes et donne beaucoup d’idées (par quoi remplacer un produit d’origine animale, comment combler les carences en certains nutriments qu’on ne trouve que dans les produits d’origine animale, etc.). Il m’a fait réfléchir encore plus au fait qu’il est essentiel de manger équilibré en variant les sources (ce qui n’est pas une chose aisée déjà quand on est omnivore …).
C’est un livre très sérieux (voire trop ! un peu de joie de vivre et de sourires par-ci, par-là ne seraient pas de refus) et il est sûrement très bon pour ceux qui veulent être vegan, mais moins pour les autres. Par exemple, j’aimerai que les recettes soient un peu plus détaillées, et que je trouve plus d’idées pour remplacer les œufs (dont je ne suis pas très fan, sinon, je n’ai rien contre les races d’animaux domestiques, ni contre les éleveurs). Très peu de recettes sont sans aliments étant difficiles à trouver (et plus encore quand on habite loin de la capitale), ou étant assez chers, ou bien sans produits à base de soja. Et c’est notamment l’omniprésence de ces produits à base de soja qui me gêne. Ces aliments contiennent de grandes quantités de phyto-œstrogènes et, en raison des études divergentes sur le risque de leur surconsommation, surtout par les hommes, les femmes allaitantes et les enfants en bas âge, il faut se comporter envers eux avec plus de prudence. De plus, je ne les aime pas trop. Je suis aussi assez réticente par rapport à l’utilisation fréquente du seitan, ce produit protéique à base de gluten de blé qui semble allergisant à doses élevées et qui, évidemment, doit être évité par les personnes présentant une intolérance au gluten. Un fait curieux, je n’ai pas vu des plats contenant des champignons (les champignons ne sont ni des végétaux, ni des animaux, ils constituent un règne à part et possèdent certaines caractéristiques communes avec le règne animal et d’autres, avec le règne végétal). En même temps, j’ai été soulagée de trouver des recettes de pains préparés avec la levure de boulanger (les levures sont des champignons primitifs …). Enfin, avec la multiplication des études relatives à « l’intelligence » des plantes, qui sait qu’est-ce qu’on se permettra de manger bientôt !
J’ai noté une demi-douzaine de recettes du livre qui me tentent et que je peux préparer sans modifications (leur nombre augmente un peu avec celles que je peux faire en supprimant les produits à base de soja et le seitan). En premier, j’ai testé une recette de tian provençal. Nous aimons bien ce plat coloré et chaque été, je cherche à ajouter une nouvelle version à ma recette familiale (qu’on peut voir en cliquant sur ce lien). 

A la différence des tians provençaux traditionnels – et de ceux que j’ai l’habitude de cuisiner - la recette du livre « Vegan » contient des pommes de terre. C’est un petit détail à première vue séduisant (surtout quand on doit convaincre son homme), mais c’est aussi celui qui m’a posé des soucis. Personnellement, je ne me suis pas sortie très bien : au bout de deux heures de cuisson (au lieu des 60 minutes initialement prévues, et bien que j’aie augmenté la température du four), les légumes sont restés mal cuits au lieu de devenir délicieusement confits. Je n’ai pas osé retenter l’expérience que j’ai vécu comme un échec personnel (je pense que pour l’instant, je reviendrai à la recette sans pommes de terre qui ne m’a jamais trahie), mais j’espère trouver rapidement un autre plat à vous proposer.

« Tian provençal »
« Pour 4 à 6 personnes :
3 grosses tomates (voir mes notes après la recette)2 petites aubergines2 courgettes moyennes2 grosses pommes de terre5 gousses d'ail2 bouquets de thym1 c. à. s. d’herbes de Provence4 c. à. s. d’huile d'oliveSel, poivre
Laver les légumes. Eplucher les pommes de terre et tout détailler en rondelles. Couper les rondelles d’aubergines en deux. Dans un grand plat, alterner les rangées de chaque légume, rondelles debout pour qu’elles soient bien tassées (bien choisir le plat !) Emincer l’ail et le glisser entre les rangées de légumes. Ajouter les herbes, saler, poivrer et arroser d’huile d'olive. Cuire 1 heure ou plus au four à 150°C (th.5). Les légumes doivent être dorés sur le dessus et bien fondants. »
Notes :
1. Autant que possible, choisissez des légumes de la même largeur de manière d’obtenir des rondelles de la même taille.2. Coupez les légumes en rondelles assez fines (d’une épaisseur d’environ ½ centimètre, en même d’environ 2 mm pour les pommes de terre, si vous en mettez : le « vrai » tian provençal n’en contient pas).3. Utilisez un plat en terre cuite, de préférence.4. Badigeonnez le plat d’huile d’olive avant de ranger les rondelles de légumes. 5. Chez moi dans le sud, les bouquets de thym qu’on trouve sur le marché sont énormes ! J’ai mis deux beaux brins à la place des deux bouquets mentionnés.6. Idem pour les gousses d’ail : elles doivent être de taille moyenne.
7. J’ai fait cuire le tian à pendant une heure à 150°C, et comme l’heure du dîner approchait, j’ai continué à 180°C (chaleur tournante) pour encore une heure. Les légumes n’étaient pas assez cuits, bien qu’ils aient commencé à cramer sur les bords … Prévoyez donc une cuisson plus douce et plus longue.