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SOLITUDE : Elle tue plus que l’obésité

Publié le 07 août 2017 par Santelog @santelog
SOLITUDE : Elle tue plus que l’obésité

Ce chiffre était déjà tombé avec une étude de l'Université Brigham Young, qui comparait les effets de la solitude à ceux du tabagisme et estimait l'effet moyen d'une interaction humaine renforcée à une augmentation de 50% de chances de " survie ". Cette nouvelle étude, présentée à la 125e Convention annuelle de l'American Psychological Association (APS) dépeint l'isolement social et la solitude comme la prochaine grande menace en santé publique, au même titre que l'obésité. Ses conclusions rappellent que le lien social est tout simplement un besoin humain fondamental, crucial pour le bien-être et la survie.

L'exemple est donné avec ces nourrissons privés de contact humain et dans les cas extrêmes ne parviennent pas à se développer et finissent par mourir. Ou encore avec l'isolement en cellule à titre de " punition ". Le même risque de mortalité prématuré, associé à l'isolement social, chez les plus âgés devient une préoccupation croissante en Santé publique, avec le vieillissement des populations, explique l'auteur principal, le Dr Julianne Holt-Lunstad, professeur de psychologie à l'Université Brigham Young. Aux seuls Etats-Unis, rappelle l'auteur, plus de 40 millions d'adultes âgés de plus de 45 ans souffrent de solitude chronique. Les dernières données de recensement montrent que plus d'un quart de la population vit seule, plus de la moitié de la population n'est pas mariée et les taux de mariage, de vie en couple diminuent - tout comme le nombre d'enfants par foyer. Plusieurs facteurs d'aggravation de la solitude.

L'influence de l'isolement social et de la solitude sur le risque de mortalité prématurée : l'équipe présente ici les données de 2 méta-analyses.

-La première, menée sur 148 études portant au total sur plus de 300.000 participants, confirme qu'une plus grande connexion sociale est associée à un risque réduit de 50% de décès prématuré.

-La deuxième méta-analyse, menée sur 70 études portant au total sur plus de 3,4 millions d'individus d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie et d'Australie confirme que l'isolement social, la solitude et la vie en " solo " ont bien une influence significative et équivalente sur le risque de décès prématuré, soit un effet plus puissant que d'autres facteurs de risque déjà reconnus comme l'obésité.

Une " épidémie " de solitude : au global, les auteurs livrent, à travers cette analyse de la littérature, des preuves solides que l'isolement social et la solitude augmentent considérablement le risque de mortalité prématurée et que l'ampleur du risque dépasse de loin celui de nombreux facteurs de premier plan : " Avec un vieillissement croissant de la population, l'effet sur la santé publique ne devrait qu'augmenter. En effet, de nombreux pays du monde suggèrent maintenant que nous sommes confrontés à une " épidémie de solitude ".

La priorité est donnée à la recherche et aux ressources bien sûr, permettant de mieux faire face à cette menace de santé publique. Les professionnels de santé sont appelés à inclure " la connexion sociale " dans le dépistage médical, le public à mieux se préparer à aborder socialement et financièrement la retraite, les organisations communautaires à renforcer les espaces partagés et les interventions qui favorisent les liens sociaux.

Équipe de rédaction Santélog


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