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Syrie : à peine 10 % des besoins humanitaires couverts pour les déplacés de Raqqa et Deir Ezzor

Publié le 17 août 2017 par Frédéric Joli

Syrie : à peine 10 % des besoins humanitaires couverts pour les déplacés de Raqqa et Deir Ezzor

Syrie : à peine 10 % des besoins humanitaires couverts pour les déplacés de Raqqa et Deir Ezzor

Août 2017 – Camp d’Arisha (Gouvernorat d’Hassake) à 70 km de la ligne de front de Deir Ezzor : Environ 6000 personnes sont hébergées dans le camp dans des conditions désastreuses, sans eau propre, sans services médicaux et sans toilettes.

Une équipe conjointe CICR / Croissant-Rouge arabe syrien vient d’achever une mission d’évaluation dans le nord-est de la Syrie où survivent des milliers de déplacés ayant fuis ces derniers mois les féroces combats des villes de Raqqa et de Deir Ezzor.

Le CICR a pu accéder à 5 camps de déplacés dans les gouvernorats de Raqqa et de Hassakeh : Mabrouka, Arisha, Ein Issa, Tweihaneyeh et Al Hol. 20 000 personnes s’y trouvent regroupées dans des conditions souvent désastreuses, manquant de tout. Dans le camp de Mabrouka ou encore celui de Ein Hassan, la moitié des déplacés sont des enfants.

Syrie : à peine 10 % des besoins humanitaires couverts pour les déplacés de Raqqa et Deir Ezzor

Marianne Gasser dans le camp de Tweihaneyeh (Gouvernorat de Raqqa) : « Ici, vivent environ 2000 personnes sans presque aucune assistance, qu’il s’agisse de nourriture, d’eau ou de médicaments ». Photo : Ingy Sedky/CICR

Pour Marianne Gasser, cheffe de la délégation du CICR en Syrie : « Chaque personne rencontrée a du braver nombre de dangers en fuyant les combats dans Raqqa et Deir Ezzor : traverser l’Euphrate, risquer de faire abattre, etc. Une fois sur l’autre rive du fleuve, les souffrances n’ étaient pour autant pas terminées. Les familles ont du marcher pendant des heures sous un soleil de plomb avec pour seul bagage leurs vêtements et pour seul espoir celui de rester en vie. Elles sont enfin parvenus à atteindre, parfois après plus de 100 kilomètres de marche, les camps de déplacés. Les conditions de vie par manque d’infrastructures, d’hygiène et d’eau potable y sont souvent désastreuses. A peine 10% des besoins humanitaires sont actuellement couverts. »

Quant aux dizaines de milliers de civils toujours bloqués dans Raqqa, leur sort demeure inconnu.


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