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François Hollande : mieux vaut tard que jamais pour l’ex-président

Publié le 17 août 2017 par Ralph
François Hollande : mieux vaut tard que jamais pour l’ex-président

Bain de foule pour François Hollande dans le centre de Tombouctou, lors d’une visite au Mali. 2 février 2013. Crédits photo : Reuters/Benoît Tessier.

NICE, par Ralph Bechani

Voilà, après cinq ans de mandat à l’Élysée, François Hollande peut retrouver le sourire en découvrant la publication, ce jeudi 17 août 2017, des derniers chiffres du chômage de son quinquennat.

Dans les faits, le taux en France est en baisse de 0,1% au deuxième trimestre, soit 9,5% de la population active, 9,2% en métropole, selon l’INSEE. Il retrouve son niveau de début 2012. Un contexte qui profite aux 25-49 ans et aux demandeurs d’emplois de 50 ans ou plus.

Globalement, sur un an, le taux de chômage baisse de 0,5 point. Au total, 2,7 millions de personnes étaient à la recherche d’un travail, fin juin 2017.

Annoncée comme la « pierre angulaire » de son action à la tête du pays dès le début de sa campagne, François Hollande avait maladroitement gâché la fête en prétendant pouvoir « inverser la courbe du chômage avant fin 2013 ».

Tout le monde connaît la suite de l’histoire, ladite inversion a été pénible, la pente ardue et le chemin semé d’embûches. En menant une politique rigoriste d’augmentation des prélèvements dès le début de son mandat, en mai 2012, l’ancien président a plombé la relance malgré un contexte plus ou moins favorable.

L’obsession de la rigueur

Á l’époque, quatre ans après la crise des « subprimes » de 2008 et le tour de vis de Nicolas Sarkozy privé de ses réformes, la fiscalité avait atteint son paroxysme, et les taux d’intérêt ont été depuis revu à la baisse alors que l’euro a sérieusement dévissé sur les marchés, tout comme le prix du baril de brut qui oscille, aujourd’hui, autour des 50 dollars.

Obsédé à l’idée de na pas respecter le pacte de stabilité de l’UE ainsi que par la politique économique à la marge de l’Allemagne d’Angela Merkel, François Hollande avait ainsi opté pour la rigueur avant son tournant social-démocrate de 2014, et sa politique de baisse d’impôts. Un revirement trop tardif semble-t-il.

En revanche, il y a la même relative satisfaction d’avoir relancé la croissance au bout de ces cinq années plus que difficiles. Avec 1,2% en 2016, et une prévision de 1,6% en 2017, selon l’INSEE et le gouvernement d’Edouard Philippe, on est loin de l’état dans lequel Nicolas Sarkozy avait laissé le pays, 0,2% en 2012 contre 2,1% en 2011.

Bis repetita

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, élu en mai 2017, connu comme l’un des artisans de cette politique de l’improvisation avec tous ses paradoxes, ses contradictions, a un boulevard pour redresser les comptes de la France, comme faire baisser les déficits publics, s’attaquer sérieusement à la dette et booster les politiques de l’emploi et du monde de l’entreprise.

Là aussi le chantier est colossal mais pas insurmontable. La France n’a pas vocation à retrouver des taux de croissances improbables, elle doit simplement s’adapter à un monde numérisé en perpétuel mouvement, dopé par un contexte économique, social, environnemental et sécuritaire extrêmement tendu.

L’innovation, la recherche, les sciences… sont, comme souvent dans l’histoire de l’homme, les clefs des enjeux de la planète, d’autant plus en ce début du 21ème siècle.


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