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Critique Ciné : Overdrive (2017)

Publié le 25 août 2017 par Delromainzika @cabreakingnews

Overdrive // De Antonio Negret. Avec Scott Eastwood et Freddie Thorp.


Pierre Morel est en train de devenir le nouveau Luc Besson, producteurs de triple bouses qui en plus de nous offrir des castings douteux nous offrent un scénario à la limite du plausible. Mais je crois que l’on n’est pas là pour voir des films plausibles quand on va voir un film qui a pour titre Overdrive et que cela sent le navet à des kilomètres à la ronde. Le plus gros problème d’ Overdrive est de ne jamais faire d’efforts pour nous séduire. Si j’aime bien Fast & Furious, sur quoi Overdrive tente de rouler c’est pour sa facilité à produire une certaine excitation constante chez le spectateur. Malheureusement Overdrive est un échec sur tous les points. Je pense que le film ne sait jamais sur quel pied danser entre sa romance niaise, son casting de plantes vertes et des vilains tous plus ridicules les uns que les autres. C’est sans compter sur l’histoire du film qui repose sur aucune ambition, laissant le spectateur de marbre face à un navet de compétition.

Les frères Andrew et Garrett Foster sont des pilotes d'exception, mais aussi des voleurs d'exception. Leur spécialité : voler les voitures les plus chères au monde. A Marseille, ils parviennent à dérober une sublime BUGATTI 1937, joyau de l’exceptionnelle collection de Jacomo Morier, parrain de la Mafia locale.  Ce dernier décide alors d’utiliser leur talent à son profit contre son ennemi juré, Max Klemp. Mais s’ils acceptent de rentrer dans ce jeu, c’est qu’ils ont en réalité conçu un coup d’une audace inégalée.

Pour le décor, on peut apprécier le choix de situer l’histoire à Marseille mais contrairement à Taxi qui avait le mérite d'être drôle, même sans le vouloir, Overdrive n’est jamais drôle dans tous les sens du terme. On se retrouve alors avec un film sans saveurs où le fils Eastwood n’a de cesse de cabotiner en pensant qu'il a sûrement le jeu d’acteur de son père mais non. J’ai eu beaucoup de mal avec son intérêt amoureux qui joue aussi bien qu’une mauvaise actrice de téléfilms Lifetime. D’ailleurs, je ne serais pas étonné que ce film ait été produit comme un DTV avec le minimum de moyens possibles quand on voit la qualité discutable des effets spéciaux. Je savais dans quoi je mettais les pieds mais là c’est le pompon. Sans compter que le film nous propose déjà une suite qui pourrait se dérouler à Barcelone. J’ai beau adorer la capitale catalane, je ne vois pas ce qui pourrait donner envie dans Overdrive de voir un second volet. Finalement, un échec total qui permettra sûrement à Universal de dormir tranquille, Fast & Furious n’est pas prêt d’être concurrencé.

Note : 0/10. En bref, un film qui n’appuie jamais sur le champignon et resté bloqué sur le frein à main, comme un conducteur à sa première leçon de conduite…


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