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Moine robot et obsèques bouddhistes : quand un androïde préside les rites funéraires

Publié le 03 septembre 2017 par Daniel Leprecheur

Après la multiplication de logiciels, applications et outils numériques dédiés à l’univers funéraire, c’est au tour de la robotique de pénétrer ce marché décidément en pleine révolution. Le robot Pepper a ainsi fait le buzz durant la Life Ending Industry Expo, salon japonais consacré aux innovations en matière d’obsèques. Dans ce pays à la pointe en ce qui concerne la fabrication d’androïdes, la présence de cet automate dans un cadre mortuaire ne pouvait qu’impacter les esprits, dans la mesure où il répond à une problématique très actuelle.

Robot, moine et officiant funèbre

En effet c’est en tant qu’officiant bouddhiste que le robot de 120 cm de haut a été exhibé : vêtu d’une robe de moine, Pepper a récité les sutras spécifiques au rite mortuaire de la religion bouddhiste, tout en pratiquant les percussions sacrées propres à ce cérémonial. Construit par Softbank en partenariat avec la firme française Aldebaran, commercialisé par le groupe japonais Nissei Eco, le robot a tout simplement été programmé pour effectuer ces opérations et prononcer ces paroles.

Moine robot et obsèques bouddhistes : quand un androïde préside les rites funéraires

Ce n’est pas la première fois qu’on met en évidence le possible usage d’un androïde dans une activité religieuse. Déjà en Allemagne, un automate baptisé BlessU-2 a été conçu pour effectuer les bénédictions d’un pasteur, en cinq langues : une manière d’interroger les populations sur leur rapport à la foi, à l’heure où les représentants de cette religion se font rares. Cette initiative a fait d’autant plus de bruit qu’elle a pris corps à Wittenberg, berceau de Luther et de sa révolution protestante durant la Renaissance.

Répondre à une problématique sociale

Le moine robot présenté à la Life Ending Industry Expo s’inscrit dans un contexte similaire de désertion progressive de la croyance. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de pratiquants du culte bouddhiste dans l’archipel nippon, et ceux qui continuent d’officier voient les dons des fidèles se réduire. Ils sont donc amenés à trouver des emplois parallèles pour survivre, et n’ont par conséquent plus le temps de s’occuper des morts. Les remplacer par des robots permettrait de solutionner une situation qui s’aggrave avec le vieillissement de la population.


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