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Lidalgoration

Publié le 04 septembre 2017 par Delanopolis
Un sommet de complaisance a de nouveau été atteint par Libération dont la "Une" et les articles ont tout fait pour voler au secours d'Hidalgo dont les méfaits font l'objet ces derniers jours d'un réquisitoire en règle dans des médias soudain réveillés. Les "arguments" de la bande à Joffrin sont si grotesques qu'ils méritent un relevé rigolard ... Lidalgoration Les "journalistes" Raphaël Goument et Mathilde Brugniere se sont surpassés dans la flagornerie, alors pourtant que la barre du pro-hidalguisme était placée très haut chez Libération.

Faisant fi des nombreuses statistiques et études sur le sujet, de l'avis négatif de la commission d'enquête sur la fermeture des voies sur berges Rive droite, des constatations et admonestations circonstanciées du préfet de police, ils ont usé de tous les anathèmes disponibles dans le magasin du folliculaire lèche-bottes.

Leur propre résumé de leur article est éloquent : "La maire de Paris, Anne Hidalgo, met en place un plan d’ampleur pour faciliter la pratique du cyclisme dans la capitale afin de lutter contre la pollution, notamment. Une initiative qui déclenche la colère des lobbys de l’auto et du préfet de police."

Bien évidemment, le fait que la pollution soit augmentée par la politique municipale à raison des embouteillages créés et l'évidence que cette prétendue lutte n'est qu'un prétexte à une action de pur affichage n'est jamais sérieusement examiné par les auteurs.

Libération se borne à indiquer que : "L’enjeu est avant tout sanitaire et social. Le développement du vélo urbain est l’un des instruments de lutte contre la pollution générée par les véhicules motorisés, et son effet délétère sur la santé, comme l’ont démontré en vingt ans pléthore d’études, alimentées par des réseaux de capteurs dont toutes les grandes villes sont désormais équipées."

Mais c'est précisément confondre les objectifs et les résultats et se tromper dans le sens des causalités ! Ce qui pollue le plus, ce sont précisément les effets des mesures irréfléchies, punitives et sans alternatives d'Hidalgo.

Retournant ses propres termes et raisonnements, puisque la pollution tue, il faudrait écrire : "Hidalgo tue".

Alors que le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a fait part de ses inquiétudes concernant les véhicules prioritaires : «Je suis inquiet des difficultés que va poser l’aménagement tel qu’il est prévu pour les véhicules de secours et d’intervention de la police dans un contexte où les congestions vont croissant», qu'écrit Libé ? Il se borne à citer la mairie : «C’est un discours tout automobile, droit sorti du XXe siècle».

Il est vrai qu'au 20ème siècle déjà on soignait les malades en urgence ...

Pas davantage de distance "libérationniste" vis-à-vis de la propagande d'Hidalgo quand cette dernière fait mine d'être en butte au lobby de l'automobile alors que c'est à tous les automobilistes, usagers du bus et du taxi et même piétons qu'elle pose problème.

Au passage, le libre d'Airy Routier et Nadia Le Brun, "Notre-Drame de Paris" est aimablement attribué par Libé à des auteurs "dont la haine pour la maire de Paris est connue" ! Sans autre forme de justification à cette accusation ...

Il fallait bien sûr qu'in fine Joffrin nous gratifie d'un de ces éditos doctes et bien-pensants dont il a le secret pour conclure : "Non, les bobos, qu’on suppose à l’origine des politiques favorables à la bicyclette, n’ont pas pour but de martyriser les prolos, faux argument social brandi par les croisés du lobby de la bagnole. Mais bien plus de dissuader progressivement ces automobilistes - une majorité - qui prennent leur voiture pour faire moins de deux ou trois kilomètres."

En fait de statistique foireuse, en voilà une merveilleuse. La majorité des automobilistes en voiture dans le centre font deux ou trois kilomètres, selon un Joffrin qui a dû trouver ses chiffres dans une pochette surprise de la mairie. Petite question : parmi les Franciliens qui sont très nombreux à venir en voiture à Paris, combien résident à moins de deux kilomètres de la ville ?

Bref, quand on aime et qu'on doit tant à la mairie socialiste on ne compte pas les tours de roue.

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