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Je m'appelle Jennylyn, de Francis Bonca

Publié le 05 septembre 2017 par Francisrichard
Je m'appelle Jennylyn, de Francis Bonca

Tous nous voulons savoir d'où nous venons, pourquoi nous avons telle ou telle origine, comme si ces révélations devaient nous rassurer ou justifier notre existence. [...] Une chose est certaine: quoi qu'il arrive, vous resterez ce que vous êtes, ni plus ni moins , lui dit un vieillard au bord du Rhône, qu'elle préfère aux rives du lac.

Jennylyn doit son nom à l'endroit où elle a été conçue, à l'automne 1979. Cet endroit, c'est un chalet, dont le nom est gravé sur une planche au-dessus de la porte d'entrée et qui se trouve en Valais, à Montana. Sa mère, Corinne Baud, et son père, Mikhaïl Vidal, y ont passé une quinzaine de jours, à la mi-novembre.

Peu de temps après qu'ils s'y sont aimés Mikhaïl quitte Corinne. Dans la lettre qu'il lui laisse sans la revoir, ni lui dire autrement au revoir, il écrit notamment: Je suis au début d'une carrière littéraire et veux pouvoir y consacrer tout mon temps, mes forces et mon énergie... Il ne sait pas que Corinne est enceinte. Sinon, aurait-il fui?

Huit mois plus tard, Corinne met au monde une fille, qu'elle appelle Jennylyn, prénom qui s'est imposé comme une évidence ... Les années suivantes, Corinne parlera si souvent à sa fille de son père qu'elle suscitera en elle un intérêt croissant pour la littérature et que Jennylyn partira à bientôt vingt ans à la recherche de son père idéalisé...

A partir du peu de choses qu'elle sait de lui elle mènera donc sa quête: Mikhaïl a étudié l'art dramatique à Paris; mais, chez lui, l'écriture prend rapidement le pas sur la comédie; sa mère, russe d'origine, l'a élevé seule et vit à Prague à l'époque de l'idylle; dans sa lettre d'adieu, il dit partir pour la Crimée rejoindre ses grands-parents.

La Genevoise passe dès lors par les lieux où son père l'a précédée. Elle y fait des rencontres, y noue des amitiés. Elle s'étonne de trouver sur sa route nombre de personnes prêtes à l'aider, et qui d'ailleurs l'aident, mais, en fait, c'est bien parce qu'elle est elle-même une belle personne, au moral et au physique, tout comme son père.

Le lecteur de Francis Bonca ne peut que souhaiter que la ténacité de sa narratrice soit récompensée et que ce qu'un medium lui a dit à Paris se réalise: Jennylyn, vous rencontrerez votre père cette année encore, mais dans des circonstances difficiles, inattendues. Finalement votre but sera atteint et vous serez heureuse.

Francis Richard

Je m'appelle Jennylyn, Francis Bonca, 194 pages Plaisir de lire


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