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Eloge de sa paresse

Par Vertuchou

Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse :
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné
Et jà le rossignol doucement jargonné,
Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse.
Sus! Debout! Allons voir l'herbelette perleuse
Et votre beau rosier, de boutons couronné,
Et vos œillets mignons, auxquels aviez donné,
Hier au soir, de l'eau, d'une main si soigneuse.
Harsoir en vous couchant vous jurâtes vos yeux
D'être plus tôt que moi ce matin éveillée :
Mais le dormir de l'aube aux filles gracieux,
Vous tient d'un doux sommeil les yeux encore sillés,
Ca! ça! que je les baise, et votre beau tétin
Cent fois pour vous apprendre à vous lever matin.


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