La commission environnementale multipartite de la Chambre des députés espagnols a décidé mercredi d’adhérer au Projet grand singe (GAP), une organisation internationale fondée en 1993 par deux chercheurs et philosophes. Elle appelle à ce que l’on protège les chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans car ils font partie d’une "communauté d’égaux" incluant les êtres humains. Dans sa déclaration de principes, GAP demande qu'on leur reconnaisse le droit à la vie, que leur liberté individuelle soit protégée et que l'on interdise qu'ils soient victimes de torture.
Selon les résolutions adoptées cette semaine par la commission, le gouvernement Zapatero a désormais quatre mois pour déclarer officiellement son soutien au projet ainsi que pour commencer à le promouvoir auprès des autres pays de l’Union européenne.
Un député du parti populaire a affirmé se sentir honteux devant le travail de ses collègues qui s'occupent de "mettre sur un pieds d’égalité légale les singes et les hommes".
