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Veep (Saison 6, 10 épisodes) : Stronger Together

Publié le 25 septembre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews


Alors que Julia Louis-Dreyfus vient de gagner une sixième statuette consécutive pour son rôle de Selina dans Veep en tant qu’Emmy de la meilleur actrice dans une comédie, Veep continue d’être une excellente comédie. Mais cette saison 6 tente de donner un sens complètement différent à l’histoire de la série. Ce n’est pas facile d’être Selina, d’avoir eu un rêve et que ce rêve nous soit volé d’un coup d’un seul. Mais elle n’a pas dit son dernier mot et désormais c’est chercher à faire en sorte que tout le monde se souvienne d’elle. Même si elle ne fait pas de grand retour dans le bureau ovale, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant dans cette saison. C’est plutôt la pugnacité de l’héroïne qui me plaît, alors qu’elle tente de propager la bonne parole (ce qui n’est pas facile quand on est Selina et que l’on est maladroite) et surtout faire en sorte que tout le monde se souvienne de ce qu’elle laisse au pays, notamment le fait qu’elle a été la première Présidente des Etats-Unis. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas tout. Et c’est pourquoi Veep va savoir comment créer de jolis moments délirantes alors que la politique n’est pas le seul truc important dans la vie de ces personnages, il y a bien d’autres trucs aussi. Ce que j’apprécie c’est le fait que Veep ne perd jamais à l’esprit qu’elle doit être une série drôle et elle sait être drôle.

Si chaque année, Veep se terminait souvent sur une note optimiste, ce n’est pas vraiment le cas cette année où le dernier épisode de la saison est probablement le plus pessimiste, comme si finalement il était impossible pour tout le monde de devenir heureux. Du coup, après avoir eu le St Graal qu’elle a convoité pendant des années et l’avoir perdu, elle tente de se trouver une nouvelle place et les errances de l’héroïne permettent de donner une toute autre perpective sur tout un tas d’intrigues différentes. Je trouve ça revigorant et cela donne un véritable coup de fouet à cette comédie qui, sans avoir besoin, a su se renouveler avant la tempête. Plutôt que de se répéter encore et encore, Veep a compris qu’il fallait apporter de la fraîcheur et constamment remettre en question l’univers et les personnages. Cette saison est en apparence un peu plus douce que les précédentes qui étaient piquantes et entraient dans le lard des personnages sans vergogne. Si j’apprécie le fait que cela soit doux comme un agneau et que la légèreté prenne une place important (notamment dans la première partie de la saison), Veep abandonne un peu l’humour mitraillette pour quelque chose de plus raisonné.

C’est une autre façon de se renouveler et de proposer des trucs différents dans la mécanique de la série. Mais même si l’on ne rit pas autant, j’ai enchaîné les dix épisodes de la saison avec une facilité étonnante. Après tant d’années, on pourrait croire que Julia Louis Dreyfus est un peu épuisée à l’idée d’incarner encore et encore le même personnage, mais finalement elle sait toujours trouver une façon de se renouveler et de proposer une vraie remise en question de son personnage. Le casting de Veep n’a pas perdu de sa superbe non plus dans une saison qui reste inspirée et pleine de bonnes idées. je pense notamment le voyage au Moyen Orient de Selina dans l’épisode 6 qui ne dure pas très longtemps mais qui est suffisant pour rappeler pourquoi Veep peut être aussi une comédie ciselée avec une satire politique en filigrane. Finalement, j’ai hâte de voir la prochaine saison qui ne devrait pas changer grand chose à la dynamique actuelle mais proposer une nouvelle vision des choses encore une fois. Surtout que Selina, qui a beau avoir tout perdu, continue d’être le vilain petit canard des Etats-Unis sans que l’on ne sache trop pourquoi finalement.

Mais cette saison est pleine d’énergie et de réplique comme Ben parlant d’Uber : « A bunch of dumbass millennials too lazy to learn how to drive drunk », Gary qui est bien moins apprécié par Selina qu’auparavant mais à qui il donne encore toute sa confiance,…

Gary - « I told you so »
Selina - « But you didn't — you just rolled your eyes like the world's bitchiest mime. »

Note : 8.5/10. En bref, toujours aussi brillante, cette Selina continue son bout de chemin.


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