Magazine Poésie

Jeanine Foucamprez vint se placer

Par Vertuchou

Jeanine Foucamprez vint se placer face à Arthur Dreyfuss, sa main froide
caressa la buée qui sortait d'entre ses lèvres,caressa l'infime
qui les séparait encore; ils ne s'embrassèrent pas,
tout était parfait sans baiser; puis elle posa sa tête sur son épaule;
ils traversèrent l'impressionnante allée des Limousins,
s'enfoncèrent dans les ombres humides de la forêt;
ils marchèrent lentement, en titubant un peu à cause
de leur différence de taille mais aussi parce
qu'il n'est jamais facile d'être parfaitement synchrones
au début d'une histoire d'amour.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots,
mais son corps, sa vitesse, sa force,
sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent;
on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.

Grégoire Delacourt, La première chose qu'on regarde

Partager cet article

Repost 0
Jeanine Foucamprez vint se placer
&version; Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Vous aimerez aussi :

Je t'aime dans le temps
Je t'aime dans le temps
Et quand, finalement, on sera ensemble
Et quand, finalement, on sera ensemble
Ils marchaient dans les herbes de la haute prairie
Ils marchaient dans les herbes de la haute prairie
Étreindre l'être aimé
Étreindre l'être aimé

Emois

« Article précédent

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Vertuchou 93 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine