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Soyons capitalistes!

Publié le 23 octobre 2017 par Libracteurs

Soyons capitalistes! Dans la situation économique actuelle et future, tout citoyen doit à présent prendre son destin en mains et travailler ardemment pour la préservation et le développement de ses principaux Capitaux, notamment :
Le Capital Santé
comme le dit l’adage, « qui veut voyager loin, doit ménager sa monture »
Qui veut vivre bien et longtemps doit prendre soin de soin de son corps et de sa santé.
A l’inverse des pays Asiatiques, le système de santé Français privilégie le soin et non la prévention. Il est aujourd’hui acquis et certain, et tous les experts et spécialistes le disent, la Sécurité Sociale remboursera de moins en moins la « Bobologie » courante pour concentrer les efforts de soins et financiers sur les pathologies liées au vieillissement de la population et aux maladies graves (Cancer, Alzheimer, Parkinson, …..). Les challenges à relever sont importants et grands.
Aucun gouvernement ne pourra financer les deux de manière sereine sans aggraver les déficits et augmenter fortement les cotisations sociales et les impôts, alourdissant ainsi la charge qui pèse sur les ménages et les entreprises. Cela fait plus de 10 ans que les spécialistes de la Santé ont tiré la sonnette d’alarme. Si rien n’est décidé c’est le système de soins « à la Française » qui sera mis en faillite généralisée.

Le citoyen est conscient de cette évolution inéluctable et est prêt à s’organiser. Encore faut-il que la classe politique fasse preuve de pédagogie, de réalisme et arrête de nous prendre pour des bourriques.

Or une partie de la classe politique continue à nier ce qui est inéluctable et refuse de réfléchir aux solutions à Long Terme pour la pérennité du système, son évolution, son financement, ses missions et comment ensemble nous pouvons être acteurs dans la sauvegarde de notre système de soins.

Le Capital Education
En moins de 50 ans, le cycle de la révolution technologique est passé d’une génération à moins de 5 ans. Cette rapidité vient complètement bouleverser les certitudes que nous avons tous sur nos compétences, nos savoirs, nos acquis et sur notre employabilité. Comme il est certain que nous allons vivre plus longtemps, nous allons devoir travailler plus longtemps. La grande majorité d’entre nous connaitra plusieurs métiers, fonctions et plusieurs secteurs d’activité tout au long de sa vie professionnelle, avec des périodes de sans emploi.
Chacun d’entre nous doit alors se préparer à se former tout au long de la vie. L’apprentissage ne s’arrête plus à la fin de la scolarité, de l’université. Nous devons constamment nous former à de nouvelles techniques, de nouveaux savoirs, pour garder cette employabilité, pouvoir exercer différents métiers et surtout de savoir s’adapter sans cesse à ce monde qui change.
Pour cet aspect, les citoyens se rendent compte qu’ils doivent agir par aux mêmes. L’inertie, la rigidité du système de formation professionnelle est un réel frein alors qu’il devrait être un réel tremplin.

Prenons par exemple, les récentes fermetures d’entreprises industrielles (LDC, GAD, …) qui ont mis au chômage un certain nombre de salariés qui avaient occupé le même poste plus de 20 ans et qui du fait même de cette absence de formation pour acquérir de nouvelles compétences, se retrouvent sans emploi. Ces exemples montrent l’inefficacité des syndicats à aider les salariés à prendre en main leur avenir, en négociant des formations et les projetant sur les nouveaux métiers. Est mis en lumière, le désintérêt des entreprise de former leur salariés, afin d’élever leur niveau de compétences, or c’est la responsabilité sociale de l’entreprise. Enfin, l’inaction de l’Etat incapable de réformer un système sclérosé et à bout de souffle.

Le Capital Financier
Les finances de l’Etat Français sont exsangues. Tôt ou tard l’Etat devra se recentrer sur ses fonctions régaliennes et ne pourra plus tout financer. Le citoyen lui-même commence à le demander. Dans cette remise en ordre obligatoire, de nombreux secteurs ne seront plus pris en charge par l’Etat de la façon où ils le sont aujourd’hui. Le non remboursement des médicaments, la baisse des aides sociales (en montant et en durée), …. Une réorientation et un désengagement programmé, peut être limité, sont en marche.
Le citoyen doit alors agir pour garder une indépendance et une autonomie financière. Permettre aux personnes d’épargner, d’investir, de créer des revenus futurs, de financer l’Education de leurs enfants, de choisir ce qu’ils souhaitent faire et comment ils veulent utiliser leur argent. Il faut responsabiliser le citoyen.
Il y a là beaucoup de projets à mettre en œuvre (que nous pourrons détailler dans un autre article), de nouvelles formes de solidarités à créer, … Autant de projets et de challenges pour lesquels les solutions pourront être locales, associatives, régionales, … et pour lesquelles l’Etat devra donner la vraie impulsion.

La route est longue et le passage obligatoire. Pour baliser cette route au mieux et éviter les obstacles, la Classe Politique devra, notamment faire preuve de lucidité, de responsabilité et de pédagogie pour expliquer les challenges et les actions à mettre en œuvre.

Ce changement est en marche et les citoyens en sont à la manœuvre. Si la classe politique ne veut pas être rejetée et mise de côté pour être rendue à des fonctions d’apparat, elle doit se réformer de fond en comble, écouter vraiment les citoyens et les intégrer dans le projet.

Les challenges qui nous font face sont importants, immenses et difficiles. Nous avons la capacité et l’intelligence collective de les dépasser et de faire gagner la France et l’Europe. A défaut, nous deviendrons une nation de second rang, eu égard à notre passé glorieux.
Franck.M.NOURMAMODE
LIBR'ACTEURS.

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