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PrEP vs VIH : Sur le long terme elle réduit aussi les coûts de traitement

Publié le 24 octobre 2017 par Santelog @santelog
PrEP vs VIH : Sur le long terme elle réduit aussi les coûts de traitement

La prophylaxie pré-exposition, ou PrEP, chez les hommes à risque élevé d'infection à VIH, en réduisant les infections, permet aussi à long terme de diminuer considérablement les coûts de traitement, conclut cette étude britannique. Une économie de long terme car les coûts de la PrEP augmenteraient les coûts des traitements au cours des 20 premières années avant de permettre des économies. Une vision de long terme bénéfique en Santé publique comme pour les coûts de santé.

La PrEP considérée est une combinaison de 2 médicaments anti-VIH, l'emtricitabine et le ténofovir. De précédentes études ont apporté la preuve de son efficacité, à environ 86%, pour protéger les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH). La PrEP peut être " pratiquée " soit quotidiennement, soit en fonction des rapports sexuels.

Les chercheurs de l'University College London, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, de la Public Health England et du National AIDS Map ont mené cette évaluation économique par modélisation des infections par le VIH, des comportements et de la propagation du virus. Le calcul de rentabilité était basé sur le nombre d'années de vie ajustées en fonction de la qualité de vie (QALY), un accès à la PrEP sur une base d'utilisation en fonction des rapports sexuels, et non quotidiennement, la stabilité des comportements sexuels, de dépistage du VIH et des décisions thérapeutiques, une admissibilité à la PrEP en cas de séronégativité et de relations sexuelles non protégées avec des hommes au cours des 3 derniers mois. Les chercheurs ont également émis l'hypothèse que les prix du traitement diminueraient de 3,5% par an et que le taux d'infection par le VIH diminuerait également. Toutes ces hypothèses de travail mènent aux estimations suivantes :

La PrEP permettrait d'éviter un quart des nouvelles infections à VIH chez les HSP. Au seul Royaume-Uni, lieu de l'étude, les coûts de traitement sur 80 ans passeraient de 20,6 milliards à 19,6 milliards de livres, soit une économie de 1 milliard de livres. Au UK, 44.300 infections à VIH seraient ainsi évitées au cours des 80 années de PrEP, dont 42% chez des hommes prenant la PrEP et 58% par l'absence de transmission de ces hommes protégés par la PrEP à d'autres hommes. C'est ainsi que l'étude aboutit à une baisse globale de 25% de l'incidence des infections à VIH.

Donc, les économies ne seraient pas immédiates. Les coûts de traitement resteraient plus élevés sur 30 à 40 ans et dans les 20 premières années, dans la plupart des scénarii, la PrEP ne serait pas rentable. Cependant, les chiffres dépendent beaucoup des coûts des médicaments, précisent les auteurs qui suggèrent que si les coûts des médicaments anti-VIH pouvaient diminuer de 70% ou plus, alors la PrEP serait " rentable " à 20 ans seulement.

De nouvelles données importantes, au-delà des bénéfices pour les patients, sur les économies à long terme liées à un accès élargi à la PrEP.

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