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Critiques Séries : S.W.A.T.. Saison 1. Pilot.

Publié le 03 novembre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews

S.W.A.T. // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Cela faisait un bout de temps que Shawn Ryan (Timeless, Last Resort) n’était pas revenu à ses racines policières. Le créateur de The Shield avait de la matière avec S.W.A.T. pour faire une série policière avec un peu plus de profondeur que la plupart des séries de CBS. Il s’est alors associé à Aaron Rahsaan Thomas (Les Experts : Manhattan, The Get Down) afin d’écrire le scénario de ce premier épisode. Si la série parvient à utiliser intelligemment Shemar Moore (Esprits Criminels) et que le casting n’est pas trop mauvais autour de lui, globalement il manque tout de même un ingrédient là dedans : la cohésion. Car même Kenny Johnson (The Shield) est dans les parages et que j’aime bien ce dernier, ou encore Jay Harrington (Better Off Ted) qui change un peu de registre et je dois avouer qu’il s’intègre bien dans l’équipe. S.W.A.T. mélange alors des intrigues soap-esques avec des éléments d’action sur le terrain qui s’enchaînent. Le premier épisode ne laisse pas de temps au téléspectateur de s’ennuyer même si le tout est clairement construit pour séduire le public de CBS. Ce qui est cependant fun dans S.W.A.T. c’est que la série n’a rien de réaliste et/ou cohérent. C’est vide mais une série policière qui, prise au second degré, permet de passer de bons moments.

Un lieutenant du S.W.A.T est tiraillé entre sa loyauté envers ses origines modestes, dont ses amis de la rue avec qui il a grandi et qui n'ont pas aussi bien tourné que lui, et son devoir envers ses co-équipiers...
Une dualité qui finit par prendre tout son sens lorsqu'il se voit chargé d'organiser une unité hautement qualifiée pour résoudre les crimes à Los Angeles.

C’est une sorte de série de super-héros moderne dans un monde qui ne demande pas des éléments fantastiques ou de science fiction. Pourquoi pas. Alors notre héros combat les méchants et l’on a le scénario d’un DTV classique avec un peu plus de moyen et un casting sympathique. Mais les personnages ne sont pas encore attachants et l’univers du S.W.A.T., bien qu’intéressant, n’est pas traité sous le meilleur des angles ici. On a alors l’impression de replonger dans les séries policières des années 80 (mais les mauvaises que l’on pourrait revoir aujourd’hui en se moquant), rien de plus. Et puis il y a la morale, qui elle aussi manque cruellement de profondeur et de fond. S.W.A.T. repose alors sur les bons et les méchants, le fait que chaque crime a forcément une motivation cachée, que tout est facile et qu’une réponse peut à chaque fois être trouvée. Shemar Moore est parfait dans le rôle de ce bad boy qui est tombé du côté des gentils mais qui n’oublie pas South L.A., son quartier modeste. Et a chaque fois, l’affaire n’a de cesse de ramener Hondo (notre héros) à son passé. Les scènes d’action viennent alors nous offrir un peu de satisfaction même si visuellement la mise en scène ne brille pas. Justin Lin (Fast and Furious) est pourtant bon généralement mais là, c’est assez livide. Dommage, je m’attendais à quelque chose de complètement différent.

Note : 4.5/10. En bref, même si S.W.A.T. reste un peu crétin sur les bords, l’univers me plaît presque trop pour abandonner maintenant. Je suis peut-être maso je ne sais pas …


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