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Combien de jobs pour avoir un niveau de vie décent ?

Publié le 05 novembre 2017 par Despasperdus

Depuis que le parti socialiste avec Hollande a totalement banalisé le travail dominical, syndicats et salarié-e-s sont particulièrement désarmés au plan légal pour défendre le principe du repos dominical.

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Mais pas totalement. A priori, la casse sociale mise en œuvre par les socialistes - il est bon de rappeler certaines vérités - et poursuivie par leur ancien ministre de l'économie, Macron, présente quelques failles. Ainsi, le SCID - syndicat dissident de la CFDT - dénonce les Galeries Lafayettes qui emploient des intérimaires.

Des intérimaires, et alors ?

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En clair, il y a d'un côté les salariés employés "directement" par Les Galeries Lafayettes qui doivent travailler le dimanche à cause d'un accord d'entreprise minoritaire signé par la CGC et la CFTC (merci la CFDT) et ceux des autres entreprises (marques de luxe pour la plupart) qui louent des emplacements dans le magasin du boulevard Haussmann.

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Ces salarié-e-s des autres entreprises ne sont pas liés par un accord dit d'entreprise autorisant le travail dominical. Par conséquent, ils ne travaillent pas le dimanche et ne devraient donc pas être remplacés par des intérimaires, tout au moins d'un point de vue légal... si le patron des Galeries Lafayettes respectait la loi !

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Bref, la sacro-sainte liberté-impunité du patronat est menacée. Le Parisien ne s'y est pas trompé ! Il a sorti l'artillerie lourde : "les opposants ont la dent dure" ;-)

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Ainsi, le journaliste sort un chiffre impressionnant, mais "objectif" d'origine patronale - 92 % des salariés seraient volontaires pour travailler le dimanche - puis cite une intérimaire ravie d'avoir ce deuxième boulot pour joindre les deux bouts.

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C'est à ce moment-là que le zèle du scribouillard devient contre-productif, révélant malgré lui des salarié-e-s en situation de grande précarité, contraints d'avoir plusieurs boulots en raison de trop bas salaires et probablement de temps partiels imposés...

Parce qu'au final dans la société merveilleuse que défend Le Parisien et ses confrères médiatiques du CAC 40, combien un modeste salarié doit-il cumuler de boulots pour (bien) être logé, se nourrir, se soigner, se vêtir, profiter de quelques loisirs, et éventuellement partir en vacances ?


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