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Un amour de chevreuil – Partie II

Par Spiga

En août dernier, je vous avais présenté un article intitulé “Un amour de chevreuil – Partie I” qui présentait quelques images glanées durant le rut du petit cervidé jurassien. Cette première partie était principalement consacrée à une chevrette accompagnée de ses deux jeunes de l’année. Ils avaient été rejoints en fin de soirée par un brocard en rut qui avait fait décampé tout ce petit monde.

Quelques jours plus tard, je suis retourné au même endroit en espérant revoir les chevreuils et observer quelques scènes de rut. Cette fois-ci, c’est le brocard qui s’est montré le premier. D’un pas décidé, il est sorti du sous-bois pour s’avancer au cœur du pâturage boisé. Il frottera vigoureusement ses bois contre une ombellifère immaculée pour marquer son territoire. L’odeur déposée est un avertissement à tous les mâles concurrents: “Il y a déjà un prince ici, passez votre chemin! ”

Nerveux, le chevreuil scrutait les environs, tantôt à gauche, tantôt à droite, dans l’espoir de voir apparaître sa dulcinée. Sans doute attiré par une odeur féminine portée par le vent, il est rapidement parti en direction de la forêt sans demander son reste, me laissant seul dans le pâturage.

Après une heure d’attente et en raison d’un vent devenu défavorable, j’ai choisi de changer de poste d’observation pour rejoindre le champ en contrebas. Les chevreuils m’y rejoindront rapidement. Le brocard tout d’abord, puis une chevrette qui se fera rapidement prendre en chasse sans autres formes de préliminaires. La course-poursuite dans le champ recouvert d’ombellifères est un instant magique. Les herbes étant malheureusement trop hautes pour réussir à faire la mise au point, je choisi de sortir l’œil du viseur pour observer cette scène de vie sauvage jusqu’à ce que nos deux amoureux sortent de mon champ de vision. Ils réapparaîtront discrètement au loin après de longues minutes passées à courir et à aboyer dans la forêt. La chevrette, las de fuir ou séduite par ce Casanova, s’offrira au brocard durant quelques secondes pour une saillie champêtre.

Sur le chemin du retour, je croise encore une fois le brocard qui traverse le pâturage boisé au loin dans les dernières lumières du soir. Je le remercie pour cette belle soirée naturaliste et m’en vais sur la pointe des pieds.

Val-de-Travers, le 19 novembre 2017

En fin gourmet, ce brocard gourmand observé sur les crêtes du Val-de-Travers choisi méticuleusement les herbes qu'il broute.C'est à pas de loup que le chevreuil traverse prudemment un pâturage boisé des crêtes du Val-de-Travers à la recherche de sa bien aimée.Un amour de chevreuil – Partie IIUn amour de chevreuil – Partie IIUn amour de chevreuil – Partie IIUn amour de chevreuil – Partie IIUn amour de chevreuil – Partie IIAprès plusieurs jours de cour acharnée, le brocard et la chevrette consomment leurs amours au coeur d'un champ d'ombellifères sur les hauteurs du Val-de-Travers.Parcourant son territoire à la recherche de chevrettes en chaleur, ce brocard s'est laissé observé dans les derniers rayons de lumière du soir.

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