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L’orchidée que j’ai peinte

Par Vertuchou

(1)

D'où vient ce vent tout chargé de parfum ?

Pour l'accueillir, devant mon rideau, je brave le

   froid du printemps.

Je suis trop pauvre pour m'acheter des orchidées,

Aussi j'en peins une sur une feuille de papier.


(2)

D'une vraie fleur solitaire sur sa tige

Nul n'a pitié.

Mais celle que j'ai peinte,

Ne craint ni le vent froid ni la pluie oblique.

--- Ma Kiang Lan

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