Magazine Info Locale

grand comme ça

Publié le 02 décembre 2017 par Pjjp44

grand comme ça
"Par le vent d'ouest frappant à la porte
Par la mer houleuse de tous les bleus, les verts du monde
Les ramures dénudées se plantant dans le ciel
J'entends venir l'hiver

Par le temps des solitudes, le temps de la jachère

Pour ne plus rien mettre entre soi et son nouveau désir
Pour ne plus échapper au vent de la tourmente
J'entends venir l'hiver

Quand plus rien n'a d'importance

Que d'être ici, maintenant
Dans le petit matin frileux
Ou dans la ville qui s'éveille
Saisir dans le même verbe
La douleur des enfants de Beyrouth
Ou le bonheur du premier "Je t'aime"
Murmuré d'une voix lointaine

Par toutes ces blessures qui se ravivent

Par le souvenir d'un autre quand on se sent vieillir
A chaque fraction de temps, chaque bruissement d'herbe
J'entends venir l'hiver

Par le commencement, la parole initiale

Par cette plongée au fond de ses propres crevasses
Bruit de fond qu'aucun mot ne peut plus circonscrire
J'entends venir l'hiver
Retrouver cette genèse
Avant toute genèse
Qui stagne en nos abîmes
Quand l'hiver devient initiatique
Quand la saison du silence
Apporte un peu de force
Pour accueillir dès demain
Les turgescences du printemps


Ou le bonheur du premier "Je t'aime"

Murmuré d'une voix lointaine"
Morice Bénin
grand comme ça

La face visible de l'iceberg
 Au cours de notre existence,
une infime partie de notre production de mots
pourra être interprétée par nos interlocuteurs.
Tout le reste du verbe nous appartient.
intitulé: jardin secret.
Des sentiments privés cultivés tout au long de l'histoire.
On peut imaginer que si l'on exprimait tout ce que l'on pense,
la face du monde en serait grandement changée.
En mieux.
En pire.
Les deux sans aucun doute.
La langue est chargée de balles et de bonnes intentions
et sa critique exécutoire
au champ des rencontres. 
grand comme ça
   archives perso 1916/1930
  


« Mais l'homme avait changé.
Il avait perdu le savoir et la pratique qu'il avait jadis.
Son esprit s'était ramolli comme un ballon dégonflé.
Il vivait au jour le jour, sans but.
Mais il avait gardé ses vieux défauts, il en avait fait des vertus.
Il croyait toujours que sa race était la seule qui comptât, son existence, la seule qui importât, il avait toujours l'égoïsme complaisant qui l'avait aidé à se proclamer le roi de la création. »
Clifford Simak extrait de: "Demain les chiens" 

grand comme ça
   archives perso 1916/1930
Petit bonhomme ensablé
au beurre
deviendra grand
comme ça
avec des vagues à l'infini
 et les moteurs du cargo
comme berceuse.
Petit bonhomme
sauvé des dunes de l'oubli
 par un cliché 
qui prit l'eau
Hello! 
grand comme ça
     archives perso: 1916/1930

La roue qui tourne Captain  grand-père ..


grand comme ça
  
Sortie du cadre

source:" Temps Contraires"


grand comme ça
  

   source:" Frédéric Schiffter, philosophe sans qualités"


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Pjjp44 384 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine