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Critique Ciné : Madame (2017)

Publié le 04 décembre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews

Madame // De Amanda Sthers. Avec Toni Collette, Rossy de Palma et Harvey Keitel.


Amanda Sthers (Un vrai bonheur le film, Je vais te manquer) décide de nous proposer une comédie française tournée en anglais avec un très joli casting et une histoire séduisante et amusante. Je ne suis pas le premier fan de la réalisatrice et scénariste de ce film, mais le film que l’on nous propose ici est bien plus caustique que je n’aurais pu l’imaginer au départ. Je pense que Rossy de Palma apporte cette folie espagnole que l’on retrouve un peu dans les comédies de Pedro Almodovar (peut-être car elle est presque l’une de ses muses), mais c’est mordant alors que je m’attendais à ce que Madame soit une déception complète. J’avais peur que tout ce qui est drôle soit dans la bande annonce et qu’il n’y ait pas vraiment de rebondissements qui vaillent le coup d’oeil. Certes, cela reste une comédie assez classique mais elle fonctionne et le mélange des quiproquos fait que cela fonctionne finalement bien plus que l’on ne pouvait l’espérer au premier abord. Le film sait créer des surprises, ici et là, alors que le point de départ ressemble à une sorte de vaudeville théâtral très classique. Le film évite alors de tomber dans certains pièges et donne vie à une belle petite histoire.

Anne et Bob, un couple d’américains fortunés récemment installé à Paris, s’apprêtent à donner un grand dîner, et convient douze invités triés sur le volet, réunissant la haute société anglaise, française et américaine. Mais lorsque Anne réalise qu’un treizième couvert est posé pour Steven, le fils du premier mariage de Bob, elle panique : pour cet événement mondain, hors de question de provoquer le mauvais sort ! Elle demande à Maria, sa domestique, d’enfiler une robe et de se faire passer pour une riche amie espagnole. Maria se retrouve assise à côté de David, un expert en art issu de la noblesse britannique. Aussi quand, sous le charme de Maria, il la recontacte le lendemain, révéler sa véritable identité est impossible. Une romance commence, qui va faire trembler les valeurs élitistes et le mariage d’Anne. A moins que cette dernière n’arrive à l’étouffer…

Pour autant, Madame n’est pas un film brillant. Mais il doit aussi une bonne partie de sa sympathie à son casting. Que cela soit Rossy de Palma (en tête) ou encore Toni Collette, les actrices sont la force et le charme de Madame. Le film propose également des points de vue. Chacun des personnages présents autour de la table donne alors son point de vue et son ressenti face à l’amour imprévu entre Maria et David. Tout cela permet de créer des échanges entre les personnages avec des dialogues à la fois vaches et tendres, durs ou encore bienveillants. Le mélange fonctionne car le film maîtrise l’art des dialogues et ne lâche jamais son spectateur afin de lui faire partager un enchaînement de scènes et de moments étonnants. La joie dont le film est rempli est donc ce qu’il y a de plus séduisant et l’avance ici c’est que tout cela est communicatif. Le film ne donne pas non plus toutes les réponses tout de suite, ce qui permet de rendre la fin un peu plus imprévisible que l’on aurait sûrement pu l’imaginer au départ. Finalement, Madame est une agréable surprise tournée dans un Paris que l’on a pourtant l’impression d’avoir vu des dizaines de fois auparavant.

Note : 6.5/10. En bref, réussi.


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