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Critique Ciné : Le Bonhomme de Neige (2017)

Publié le 05 décembre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews

Le Bonhomme de Neige // De Tomas Alfredson. Avec Michael Fassbender, Rebecca Ferguson et Charlotte Gainsbourg.


Réunir un bon casting et avoir une bonne idée ne suffit pas à faire un bon film et c’est clairement ce qui arrive à Le Bonhomme de Neige. Tomas Alfredson (La Taupe, Morse) nous plonge alors dans le grand froid norvégien et tente de s’inspirer du noir scandinave, sauf que le résultat est plus que douteux. Le film enchaîne les non-sens et les retournements de situation légèrement prévisibles. J’attendais quelque chose de complètement différent, et pas seulement quelques images un brin gores (et encore, le film est gentillet sur le sujet à mon goût). Le fait est que Le Bonhomme de Neige est monté avec les pieds malgré des mouvements de caméra sympathiques de la part d’un réalisateur qui semble inspiré par l’oeuvre qu’il tente de mettre en scène. Dans cette Norvège où tout le monde parle anglais (gloups), il est difficile de s’investir de cette aventure sensée raconter une aventure de serial ailler dangereux et passionnant. Sauf que même l’histoire et le tueur sont un peu trop banals à mon goût alors que les acteurs vont et viennent ici et là sans qu’il n’y ait de véritable raison derrière le script.

Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges.

Mais Tomas Alfredson ne sait pas quoi faire de ce polar et se contente alors de filmer comme bon lui semble, sans chercher à avoir le regard d’un vrai cinéaste. C’est un peu comme l’oeil d’un fan de polars qui a voulu se faire plaisir. On doit tout de même au réalisateur le brillant La Taupe, adapté de John Le Carré, mais ici c’est le casting qui doit faire de son mieux, mal dirigé (en plus !) pour sauver de la misère un film sans intérêt. Michael Fassbender a suffisamment de charisme pour porter son personnage mais les secondaires sont laissés au bord de la route. Notamment Rebecca Ferguson qui patauge dans la semoule jusqu’au bout (et je ne dis pas quand) ou encore une Charlotte Gainsbourg talentueuse mais transparente du début à la fin. Le roman de Jo Nesbo n’est clairement pas bien adapté ici, surtout quand on voit que le casting est aussi froid et transparent que de la neige fondue. Avec une intrigue aussi classique et facile, on aurait pu s’attendre à un joli film mais il n’en est jamais rien de tout ça. Le réalisateur a tout de même avoué que faute de temps, une partie du scénario (10 à 15%) n’a jamais été tournée. Peut-être aurait-on eu les réponses que l’on souhaitait ? Mais je ne pense pas, un film raté reste un film raté.

Note : 2/10. En bref, un raté incompréhensible.


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