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Le feu comme il court...

Publié le 10 décembre 2017 par Fabianus
LE FEU COMME IL COURT...
Feu Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, nous renvoie des images et des musiques, des chansons devenues populaires dont celle-ci « allumez le feu ! ».
Oui, le feu, le terrible feu menace Los Angeles, cette grande ville où aimait résidait notre rocker national. Le menaçant brasier gagne toute la Californie ; l’incendie le plus étendu « Thomas » court sur plus de 50 km du comté de Santa Barbara, sur la côte.
Plus à l’est, le « Rye fire » a déjà détruit 2.500 hectares autour de l’autoroute 5, principale artère entre Los Angeles et le nord de l’Etat.
Touché à son tour, le comté de San Diego est la proie de deux feux dans les zones semi-rurales où prospèrent des centres équestres. Des images de chevaux, libérés de leur haras, galopant éperdus pour échapper à la mort, ont marqué les esprits.
L’automne a été chaud en Californie. Fin octobre, Los Angeles succombait sous les presque 40° C. La sécheresse s’est installée pour rendre la végétation vulnérable à la moindre étincelle. Le vent de Santa Ana, chaud, sec et puissant, n’aura fait que faciliter l’épouvante.
Le Président Trump peut-il encore feindre l’ignorance et se maintenir dans une posture de climato-sceptique quand les températures atteignent de tels niveaux ? Mais peut-être est-il plus concerné par un autre feu qu’il est en train d’allumer au Proche-Orient !
Donald Trump vient, en effet, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu. Une véritable onde sismique a traversé la Cisjordanie, la bande de Gaza et tous les pays arabes qui partagent la cause des Palestiniens : Jérusalem doit revenir à la Palestine.
Dans les pays occidentaux, plus d’un pense que la décision de Trump tue définitivement tout espoir de paix durable au Proche-Orient et rend impossible l’existence de deux états, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, dans un respect mutuel…
L’intifada (guerre des pierres) va reprendre du service. Arabie Saoudite et Iran, étouffant momentanément leurs vieilles querelles politico-religieuses, fustigent, de concert, la décision de Trump.
Mais le Président de la bannière étoilée  se défend en arguant qu’il ne fait qu’appliquer une loi votée par le Congrès américain, le 23 octobre 1995, le « Jerusalem Embassady Act ». L’homme a refusé de signer un énième report de six mois comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Et comment pouvait-il faire autrement quand le lobby juif lui reproche d’avoir été si peu réactif à la suite d’actes antisémites perpétrés en Alabama, en Floride ou même dans l’Etat de New-York ?
Oui, comment  pouvait-il faire autrement quand les démocrates, eux-mêmes, ne désapprouvent pas une telle décision ?
Comment, aurait-il pu agir autrement après s’être recueilli au mur des lamentations et s’être persuadé que Jérusalem, la grande, la divine, devait être un arc biblique reliant juifs et chrétiens, pour la plus grande joie des évangélistes (qui sont aussi des électeurs potentiels) ?
Alors, pendant que la Californie brûle, un autre feu, d’une tout autre nature, prépare ses flammes sataniques au nom de Dieu, d’Allah et de Yahvé ! Les flammes endiablées tuent la Californie Les chevaux éperdus, envahis de panique Galopent dans le gris des fumées maléfiques L’incendie vit du vent pour semer l’agonie.
L’automne aura volé aux chaleurs estivales L’ivresse canicule qui roussit les futaies Et invite au banquet les démons du brasier Le chaos climatique lie des torches fatales
Qui feint de l’ignorer attisera les braises Tout autant que naîtront d’effroyables bûchers Et les intifada sur le sol des mosquées
Les flambées violentes ; ô toi Jérusalem N’as-tu donc tant vécu de rancœurs, d’anathèmes Pour revivre en ton sein l’innommable fournaise ?

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