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Un train nommé regret

Publié le 14 décembre 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Vendredi 8 décembre 2017, le dernier Intercités de nuit entre Paris et Nice partait et le lendemain le Nice-Paris effectuait son dernier voyage nocturne. Il ne restera donc plus en activité que deux trains de nuit, Paris-Briançon et Paris-Rodez-Latour de Carol.
La disparition de l’Intercité de nuit était programmée à cause de la mauvaise qualité du service et le déficit économique causé par ces trains (environ 100 millions d’euros en 2016, pour seulement 3% de voyageurs transportés). On a bien lancé une sorte d’appel d’offres pour trouver un repreneur, en vain.
Le Train bleu, appelé ainsi à cause de la couleur de ses wagons, avait été un lointain prédécesseur de l’Intercité de nuit sur la ligne Paris-Nice. Le premier trajet eut lieu en 1886, de Calais à Rome en passant par Paris et la Côte d’Azur. C’est à son bord que le couple Olivia de Havilland et Pierre Galante, proposa à Grace Kelly de visiter le Palais princier de Monaco. On connaît la suite… Parmi les illustres voyageurs de cette ligne prestigieuse, citons Churchill, Toscanini, Sacha Guitry, Louise de Vilmorin...
Ce Train bleu inspira un ballet en un acte à Bronislava Nijinska, sœur de Nijinski, créé par les Ballets russes à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées le 20 juin 1924, musique de Darius Milhaud, livret de Jean Cocteau, décors d'Henri Laurens et costumes de Coco Chanel. Il fut aussi le décor de romans, nouvelles et films.
Seul le restaurant Le Train bleu, dans la gare de Lyon à Paris, rappelle cette heureuse époque des trains de luxe.

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