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Les symptômes du stress

Publié le 01 décembre 2017 par Techniques De Méditation @tecmeditation

Les symptômes du stress

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Le stress est un enjeu de santé publique dans nos sociétés contemporaines. Entre pressions familiales, professionnelles et financières, le stress touche un grand nombre de citoyens modernes. De récentes études affirment que près de 90% des consultations médicales sont directement ou indirectement liées au stress.
Malgré les chiffres alarmants, beaucoup de personnes ne savent pas reconnaître les symptômes du stress dans leur vie. Êtes-vous stressé ? Découvrez-le.

Qu’est-ce que le stress ? 

Définition 

Le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à une agression. Il est une réponse biologique face à une demande réelle ou imaginée.

Le stress existe dans l’objectif de maintenir l’équilibre de l’état intérieur. Il se manifeste donc pour s’adapter à une pression extérieure.

Le stress se met en place selon le principe de l’homéostasie. C’est-à-dire qu’il est un moyen par lequel le corps vise à préserver l’harmonie de son milieu intérieur quelles que soient les contraintes extérieures.

L’effet du stress sur le corps 

Cette réaction engendre de réelles modifications à l’intérieur du corps. Le stress se compose de trois phases : l’alarme, la résistance et l’épuisement.

La phase d’alarme s’active pour préparer le corps à une action rapide. Elle se met en place suite à la stimulation du système nerveux qui provoque une libération d’hormones. Au cours de la phase d’alarme, il est possible d’observer une augmentation de la pression artérielle, une augmentation de la circulation sanguine et une augmentation des battements cardiaques et des tensions musculaires.

La phase de résistance se produit après la phase d’alarme. Elle existe dans l’objectif de préserver l’organisme de l’épuisement. Durant la phase de résistance, de nouvelles hormones sont libérées. Ces dernières viennent compenser les dépenses énergétiques occasionnées par la phase d’alarme. Par exemple, l’aldostérone régule la pression artérielle. De même, le cortisol stimule les lipides et les protéines afin d’augmenter l’énergie du métabolisme.

Enfin, la phase d’épuisement apparaît lorsque toutes les ressources physiques et psychiques sont vides. C’est l’atteinte fréquente et importante de la phase d’épuisement qui est à l’origine du développement de diverses maladies.

Les difficultés à déceler le stress 

Le stress est banalisé 

Au premier abord, il semble facile de déceler le stress. Pourtant, de nombreuses personnes ignorent être stressées au quotidien. Pourquoi ?

Tout d’abord, cela s’explique par le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui. En effet, nous évoluons dans une société au rythme effréné qui impose à ses citoyens un modèle unique de performance et de productivité.

Face à cette pression intense et constante, il n’est pas rare, en tant qu’individu, d’être stressé en permanence. Le stress n’est alors plus seulement un état ponctuel, mais un mal chronique. S’il est facile de remarquer une anomalie dans un système sain, il l’est beaucoup moins dans un système pathologique.

De même, la majorité des personnes qui nous entourent sont également stressées. Les modèles dont nous disposons chaque jour agissent de la même manière que nous. Le stress est banalisé. Il devient quasiment une norme.

Il est alors difficile de faire la différence entre stress et non-stress. Certaines personnes stressées ne réalisent pas qu’elles agissent de cette manière uniquement parce qu’elles sont sous pression. Elles pensent qu’il s’agit de leur caractère naturel. Elles ne prennent pas conscience qu’elles pourraient se comporter très différemment si leur environnement était moins oppressant.

Les conséquences du stress sont indirectes 

Le stress est sournois. Il engendre diverses conséquences physiques et psychologiques. Ces dernières ne sont cependant pas toujours immédiates. De même, elles peuvent paraître, au premier abord, distinctes du stress. Ainsi, beaucoup ne font pas le lien entre le stress et ses répercussions.

Les symptômes directs du stress peuvent eux-mêmes être variés. Il n’est donc pas toujours simple de les reconnaître. De même, sur le long terme, l’accumulation du stress peut également engendrer des maladies. Ces maladies, étant des conséquences indirectes du stress, sont encore plus complexes à déceler.

Il n’est pas rare de voir des personnes se plaindre de problèmes de santé chroniques. Ces derniers, malgré divers traitements ne disparaissent pas définitivement. Cela se produit parce que nous avons tendance à vouloir atténuer les symptômes plutôt que de guérir la cause. C’est pourtant uniquement en prenant le mal à sa racine qu’il est possible de le combattre efficacement.

Les symptômes physiques du stress 

Le lien entre fatigue et stress 

La fatigue est un symptôme du stress. En état de stress, le corps est particulièrement sollicité. Il utilise beaucoup d’énergie pour faire face à la menace potentielle. Il en résulte chez la personne concernée, un état de fatigue.

Attention, il ne s’agit pas de n’importe quelle fatigue. Il est tout à fait normal d’être fatigué après avoir effectué un exercice physique ou psychique contraignant. De même, la fatigue est parfois le résultat naturel d’un simple manque de sommeil. La fatigue liée au stress est plutôt une fatigue chronique.

Elle peut se manifester de manière modérée à sévère. Elle commence généralement dès le réveil et atteint son paroxysme en fin de soirée. Elle se caractérise principalement par son aspect inconditionnel. C’est à dire qu’elle est constamment présente sans que l’on comprenne réellement pourquoi.

Si vous avez l’impression d’être toujours fatigué, sans raison apparente, il peut être intéressant de vous questionner sur un éventuel stress. Si cet état de fatigue permanent est apparu suite à un changement professionnel, familial ou social, c’est un signe supplémentaire à prendre en compte.

Soyez attentif. Ce type de fatigue n’est pas toujours évident à percevoir et à comprendre. Au début, on peut avoir tendance à penser qu’il s’agit simplement d’une accumulation des petites fatigues de la journée !

Stress et hypertension font la paire 

L’hypertension se caractérise par une pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères. Le danger, c’est qu’elle ne s’accompagne généralement d’aucun signe physique particulier. Beaucoup de personnes ignorent donc en souffrir

Tous les cas d’hypertension ne sont pas liés au stress. L’état de stress provoque cependant une élévation temporaire de la tension. Quand le stress devient chronique, il peut être à l’origine de l’hypertension. De même, le stress peut aggraver considérablement un cas d’hypertension déjà avéré.

Si vous souffrez d’hypertension, il est recommandé d’adopter, dans la mesure du possible, une meilleure hygiène de vie. Les techniques de relaxation peuvent aussi vous être utiles. N’hésitez pas à en pratiquer régulièrement. Rappelez-vous, la vie n’est pas une course à gagner mais une escapade à savourer.

Les troubles digestifs : un symptôme du stress 

Nausées, vomissements, ballonnements, constipation, diarrhée, pesanteur gastrique, ulcères ou encore douleurs à l’estomac, autant de maux qui peuvent être liés au stress. En effet, la maintenance de l’appareil digestif est géré par un système nerveux autonome. Ce dernier, que l’on appellera système neurovégétatif, est capable d’accélérer comme de ralentir l’appareil digestif. En cas de stress, l’harmonie de ces deux composantes est remise en cause.

Le stress aboutit donc à un trop comme à un trop peu en termes de digestion. Si la majorité de ces troubles en restent à l’état fonctionnel, ils peuvent aussi devenir lésionnels face à du stress chronique.

Le seul moyen de faire totalement et définitivement disparaître les troubles digestifs liés au stress est d’en combattre l’origine. Il s’agira donc de traiter plutôt les causes du stress que les signes du stress.

Quelques recommandations peuvent cependant aider à atténuer les symptômes. Elles sont utiles en complément d’un travail de fond. Evitez de manger en trop grande quantité. Optez pour des aliments légers le soir. Privilégiez les protéines végétales aux protéines animales. Résistez aux plats trop épicés. Choisissez des aliments biologiques. Ne dînez pas trop tard et ne vous allongez pas tout de suite après. Enfin, n’hésitez pas à marcher pour faciliter  la digestion.

L’eczéma dû au stress 

La peau comme mémoire des émotions 

La peau est un organe vivant qui reflète votre état psychique. Elle est la couche protectrice première de votre organisme. Véritable masque, la peau représente en quelque sorte l’interface entre notre intimité et le monde extérieur. Elle dispose également de la même origine embryologique que le cerveau.

Beaucoup de maladies de peau ont pour origine un trouble émotionnel. La peau a  son propre langage. Elle exprime les non-dits de notre vie. Elle alerte physiquement sur ce qui ne va pas mentalement.

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer combien la peau est présente dans les expressions que nous utilisons quotidiennement. Elle fait l’objet de nombreuses métaphores. Par exemple, il n’est pas rare de dire : “être à fleur de peau”, “être mal dans sa peau” ou encore “se mettre dans la peau de…”. Instinctivement, au travers du langage, nous faisons le lien entre la peau et les émotions

La peau face au stress 

Comme beaucoup d’autres maux, le stress impacte sur la peau. Plusieurs maladies de peau peuvent être dues au stress. Les statistiques démontrent cependant que l’eczéma est particulièrement fréquente comme symptôme du stress.

L’eczéma est une inflammation de la peau qui s’accompagne de rougeurs, de gonflements, de démangeaisons et de desquamations. Elle s’identifie généralement par une zone rouge surmontée de vésicules suintantes. Ces dernières peuvent se transformer en croûtes avec le temps.

Non contagieux et sans réelle gravité, l’eczéma est cependant peu esthétique et désagréable à supporter. Eczéma et stress font d’autant plus l’objet d’une réelle spirale infernale. Le stress déclenche l’eczéma. Les signes physiques de l’eczéma accentuent le stress. Le stress réactive toujours plus l’eczéma. Et ainsi de suite.

En cas d’eczéma, il est réellement intéressant de vous questionner sur votre taux de stress. Il peut être à l’origine de ce coriace problème de peau. S’il est indispensable de traiter la cause de l’eczéma, il est aussi possible d’en apaiser les symptômes à l’aide de remèdes naturels. L’huile essentielle de lavande, la bardane, la pensée sauvage ou encore les fleurs de matricaire peuvent aider.

Les symptômes psychologiques du stress 

Le stress rend irritable 

Le stress est épuisant à gérer au quotidien. Il entraîne d’autant plus divers symptômes physiques et psychiques désagréables. Face à cette avalanche de causes et de conséquences, il est possible de se sentir rapidement dépassé.

Beaucoup de personnes stressées ont l’impression d’être démunies et impuissantes. Elles ressentent un profond malaise sans réussir à en clairement identifier les causes. Elles accumulent beaucoup d’anxiété et deviennent de véritables bombes à retardement. À force de prendre sur soi, on en vient toujours à exploser à un moment donné. Les ressources du corps et de l’esprit sont limitées.

L’être humain exprime parfois maladroitement sa souffrance. Il voudrait tout garder pour lui, tout encaisser. En refusant d’extérioriser consciemment, il le fait inconsciemment et pas toujours de la meilleure des façons.

Il est facile de l’observer au quotidien. Quand un individu se retrouve dans une situation de malaise, il peut réagir de manière étrange avec les autres. Chez beaucoup, il s’agira de la colère. L’agressivité cache parfois un mal-être.

L’un des symptômes psychologiques du stress est l’irritabilité. Si vous avez l’impression d’être particulièrement susceptible, de réagir au quart de tour, de vous montrer perpétuellement sur la défensive, de ne plus réussir à gérer vos émotions dans vos relations interpersonnelles ou encore de changer facilement et rapidement d’humeur, le stress en est peut-être à l’origine. Dans tous les cas, ces signes sont ceux d’un mal-être à prendre en considération.

Le stress engendre l’anxiété 

L’un des symptômes psychologiques majeurs du stress est l’anxiété. L’anxiété est un état qui se caractérise par des composants somatiques, émotionnels, cognitifs et comportementaux. Elle correspond à une forme de tension nerveuse. Elle implique chez l’individu concerné des sentiments d’inquiétude, d’insécurité, de malaise, d’appréhension, d’angoisse et de crainte. Il n’est pas rare qu’elle apparaisse face à des situations perçues comme incontrôlables ou inévitables.

Beaucoup de personnes assimilent stress et anxiété. Même si les deux sont liés, il s’agit de deux notions différentes. Le stress est une réaction principalement hormonale. L’anxiété, quant à elle, est principalement cérébrale. Elle est en quelque sorte la manière dont nous appréhendons le danger qui provoque le stress.

Comment constater l’anxiété chez une personne stressée ? L’anxiété se caractérise par divers troubles physiques : maux de tête, transpiration, hyperventilation, palpitations, vertiges, nausées, douleurs dans la poitrine, sensation de suffocation, bouche sèche, blêmissement ou encore augmentation de la tension artérielle. Il est aussi possible d’observer des troubles psychologiques, tels que la déréalisation ou la dépersonnalisation.

Si vous réalisez qu’une situation vous inquiète au point d’y penser régulièrement, voir de manière obsessionnelle au point de ne pas trouver de repos et de ne pas savoir quoi faire de vous-même, il s’agit probablement d’anxiété. Il est probable que cette anxiété soit liée au stress. Un diagnostic s’impose.

Le stress peut mener à la dépression 

Le lien entre stress et dépression 

Les statistiques affirment que sur 3 millions de personnes dépressives en France, 300 000 sont atteintes de stress chronique. La dépression est parfois un effet secondaire du stress. Le lien entre stress et dépression s’explique.

Le stress provoque une fabrication excessive d’adrénaline et de cortisol. En trop grande quantité, ces deux hormones ont un impact néfaste sur le système nerveux. Elles impactent directement sur des régions et des éléments du cerveau qui agissent sur l’humeur. C’est sur le long terme que ce schéma cause la dépression.

Reconnaître la dépression 

La dépression est un mal sournois. Elle s’installe souvent progressivement. Il est possible de ne pas s’en rendre compte immédiatement. Il s’agit pourtant d’une véritable maladie qui nécessite de réagir.

Quels sont les signes d’une dépression ? Un état de morosité constant. Une incapacité à éprouver du plaisir, même face aux choses que vous aimiez avant. Une perte d’espoir en l’avenir. Un désintérêt pour tout ce qui vous entoure. Une envie de vous isoler. Des idées suicidaires. Le tout accompagné parfois de consommation de stupéfiants, de fatigue, de troubles du sommeil et de l’appétit, de difficultés à se concentrer ou encore d’absence de libido.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs des caractéristiques évoquées ci-dessus, il est temps de prendre les choses en main ! Il est possible que votre dépression soit engendrée par le stress. Dans tous les cas, il faut traiter la cause, mais aussi le symptôme. Ne vous repliez surtout pas sur vous même. Il existe plusieurs dispositifs pour aider les personnes dépressives, renseignez-vous.

La perte de confiance en soi : un symptôme du stress 

Le manque de confiance en soi : un mal profond 

La perte de confiance en soi se caractérise par un manque d’assurance en ses capacités à affronter une situation. Une personne qui n’a pas confiance en elle se croit incapable d’agir, de réagir ou de s’adapter aux aléas dans sa vie. Elle manque de sécurité intérieure. Elle a souvent une mauvaise image d’elle-même.

Le manque de confiance en soi se caractérise par différents signes. Les personnes qui manquent de confiance en elles peuvent porter une attention disproportionnée au regard des autres. Elles ont sans cesse besoin de l’approbation d’autrui pour se sentir valables et capables.

Elles peuvent aussi avoir du mal à s’affirmer dans les relations interpersonnelles et se mettre en retrait. Elles s’imaginent que tout ce qu’elles diront ou feront sera nécessairement mauvais ou moins bien que les autres. Elles préfèrent alors s’effacer plutôt que de prendre le risque de vivre un échec.

Il existe de nombreuses autres manières de manifester le manque de confiance en soi. Chaque individu réagit différemment. Par exemple, à l’inverse, certaines personnes tendent à écraser les autres ou à vouloir tout contrôler. Cette attitude dénote aussi parfois un manque de sécurité intérieure.

Le lien entre stress et perte de confiance en soi 

Quand un individu doit faire face, de manière successive, à des demandes qui dépassent ses ressources, il peut perdre confiance en lui. En effet, ce type de situation engendre à répétition des sentiments d’impuissance et d’échec. A force de vivre des expériences négatives, il en fait une vérité absolue.

En cas de stress, l’individu se prépare sans cesse à affronter ce qu’il perçoit comme une menace ou une agression. Lorsque ce dernier ne se sent pas à la hauteur pour combattre l’élément perturbateur, il perd confiance en lui

Parler du stress et du manque de confiance en soi, c’est comme parler du serpent qui se mord la queu. Une véritable spirale infernale s’installe. Celui qui manque de confiance en lui perçoit plus facilement les évènements extérieurs comme des agressions. Il est donc souvent stressé. Et celui qui est stressé régulièrement a l’impression de ne plus réussir à faire face à son environnement. Il perd alors toujours un peu plus confiance en ses capacités.

Les symptômes comportementaux du stress 

Se rabattre sur les substances nocives 

Quand une personne est stressée, elle tente parfois de se détendre par tous les moyens. Les substances nocives, telles que la cigarette, l’alcool, les drogues ou même certains médicaments, ont la particularité d’apporter au consommateur une sensation immédiate de lâcher-prise.

Les personnes stressées sont donc particulièrement vulnérables concernant les addictions. Elles trouvent, au travers de ces consommations dangereuses, ce qu’elles pensent être de petits moments de répit dans leur vie.

S’il est indispensable d’avoir recours à la relaxation, il ne faut pas le faire par n’importe quel moyen. En effet, les substances nocives sont de faux amis. Elles engendrent, en surface, une sensation positive. Pourtant, elles accentuent le problème en profondeur. Il s’agit de fausses solutions.

Les substances nocives sont tout d’abord néfastes à la santé physique et mentale. Elles engendrent également la dépendance, et donc la perte de liberté. Elles deviennent des indispensables au bien-être. En cas de manque, elles accentuent considérablement le problème initial de stress. Et ce, en plus de provoquer d’autres difficultés qui n’existaient pas nécessairement au début.

Si vous consommez régulièrement des substances nocives, interrogez-vous sur les raisons de votre consommation. Cette dernière révèle peut-être du stress.

Adopter des habitudes nerveuses 

C’est bien connu, les maux du corps révèlent souvent notre état psychique. Il en va de même pour nos réflexes. Les petites attitudes que l’on met en place automatiquement, de manière régulière, sont très révélateurs.

Face à un malaise, nous tentons de trouver du réconfort. Tel un enfant avec son doudou, nous cherchons parfois physiquement cet appui. Pour cela, nous mettons parfois en place des gestes répétitifs qui nous donnent une impression de sécurité ou qui nous permettent d’exorciser physiquement l’anxiété

Il existe plusieurs attitudes nerveuses courantes. Il n’est, par exemple, par rare de voir une personne se ronger les ongles, se triturer les mains ou effectuer avec sa jambe des soubresauts réguliers en position assise.

De manière excessive, les habitudes nerveuses peuvent aussi devenir des TOCS (Troubles Obsessionnels Compulsifs). Dans les deux cas, cela peut révéler de l’anxiété et du stress. C’est une manière de se sécuriser.

Modifier son alimentation 

Les habitudes alimentaires peuvent révéler notre état psychique. La nourriture joue un rôle symbolique bien que nous n’en ayons pas toujours conscience. La santé mentale influence ce que l’on mange et vice versa.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que nous exprimons souvent nos souffrances psychologiques par le biais de comportements touchants nos besoins fondamentaux physiques. L’alimentation joue un rôle vital pour notre organisme en lui apportant les nutriments indispensables à sa survie.

Même sans aller jusqu’à l’aspect pathologique d’un trouble du comportement alimentaire, la modification de nos habitudes alimentaires est un signe. Le fait de manger moins, ou au contraire de manger trop, peut traduire le stress.

Le stress engendre parfois une telle préoccupation et un tel mal-être, que manger perd tout son plaisir. On est tellement concentré sur l’élément qui provoque le stress qu’on en vient à ne plus ressentir la sensation de faim. Il devient même difficile parfois de mâcher et d’avaler les aliments. Certaines personnes en viennent donc à sauter des repas ou à très peu manger au cours des repas.

A l’inverse, se “gaver” de nourriture peut être une façon de se remplir. Certaines personnes se remplissent pour se rassurer et se sentir plus consistantes. Il s’agit aussi d’un moyen de se relaxer au travers du plaisir gustatif excessif.

Dans les deux cas, c’est mauvais pour la santé. Il est important de bien manger mais en quantité raisonnable. Si vous avez un rapport à la nourriture qui vous paraît anormal, cherchez à comprendre les causes de ce comportement.

Développer des troubles du sommeil 

De manière similaire aux habitudes alimentaires, le stress peut engendrer des troubles du sommeil. Le sommeil est lui aussi une fonction vitale de l’organisme. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit touché par un mal psychologique.

Face au stress, il est possible de souffrir d’insomnies. Il arrive souvent que la personne stressée soit tellement préoccupée par la cause de son stress qu’elle n’arrive pas à s’endormir. Elle pense trop. Elle n’est pas dans un état propice à la détente. Le sommeil implique un lâcher-prise et une absence de contrôle. En étant sous tension, on résiste inconsciemment à cet état de vulnérabilité.

À l’inverse, il est aussi possible de trop dormir pour pallier le stress. Le sommeil devient alors un refuge. Il est une manière de fuir la réalité inquiétante.

Enfin, le stress est aussi sujet au fait de mal dormir. C’est-à-dire d’avoir un sommeil agité ou de faire des cauchemars à répétition par exemple. Le cerveau somatise la nuit ce qu’il a vécu dans la journée. Par le biais de l’imaginaire que sont les rêves, il exorcise ses peurs et transmet des messages.

Chaque personne réagit spécifiquement au stress. Il existe cependant plusieurs indices principaux qui peuvent révéler le stress. Qu’il s’agisse de symptômes physiques, psychologiques ou comportementaux, plusieurs signes alertent un état de stress. Bien qu’il ne soit pas toujours facile de faire le lien, il est important d’être attentif à ces manifestations.

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