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Critique Ciné : Downsizing (2018)

Publié le 23 janvier 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Downsizing // De Alexander Payne. Avec Matt Damon, Christopher Waltz et Michael Keaton.


L’idée de départ de Downsizing était assez amusante, mais le résultat est loin d’être excitant. La bande annonce vendait assez bien le film et toute la communication qui a découlé était elle aussi plutôt solide. Mais le film est mauvais. Très mauvais. Il dégorge de bons sentiments dégoulinants qui manquent cruellement de matière, de personnages mal exploités, bâclés ou ridicules et de situations qui ne mènent finalement pas à grand chose. Le point de départ de Downsizing est un film écologique mais je crois que Alexander Payne ne sait pas parler d’écologie et tente alors d’élaborer une comédie dramatique avec un propos derrière (notamment sur le méthane et la fonte des glaciers) mais c’est tout juste mal écrit. Et le film ne s’améliore jamais dans le bon sens, reposant sur tout un tas de trucs décevants qui n’ont pas spécialement de sens. Le film garde une bonne dynamique lors de sa première demi-heure avec le processus de changement et le fait que le héros se retrouve seul, sans sa femme. Puis Downsizing saute plusieurs fois dans le temps avec un résultat pour le moins déroutant qui n’a pas de grand intérêt. Cela n’aide pas l’histoire, cela ne fait que la faire reculer dans tous les sens alors que ce qui se passe pendant les ellipses temporelles aurait presque pu être plus intéressant que tout le reste.

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

S’en suit alors tout un tas de moments où le héros erre au milieu d’un film qui n’est clairement pas fait pour lui, ou en tout cas qui ne l’aide pas spécialement non plus. Si par moment Downsizing peut être cocasse, notamment lors de toute l’opération de « downsizing », le reste manque toujours de caractère car cette comédie ne sait tout simplement pas se battre afin de nous délivrer quelque chose de bon ou de cohérent. Les rencontres s’enchaînent et tentent alors d’ajouter un peu de matière au propos. En vain. La relation entre Paul et son voisin Ducan ? Elle aurait pu être exploitée sous un autre angle et aurait pu être plus fun. La rencontre entre Paul et cette vietnamienne immigrée grâce à une boîte de télévision ? C’est trop plein de bons sentiments où l’on sent que le film cherche à tout prix à accabler le spectateur sur sa situation. La rencontre entre Paul et Jorgen le créateur du Downsizing ? Là aussi cela manque cruellement de l’effet que cela aurait réellement dû produire et le spectateur s’en retrouve alors dérouté de tels choix pour si peu de résultat. Des rencontres intéressantes il aurait pu en avoir, mais je suis forcé de constater que finalement Downsizing ne sait pas du tout ce qu’il fait et/ou ce qu’il voulait faire. En mélangeant un peu tous les propos, les genres et les aventures, Downsizing s’égare et ennui un spectateur près à s’endormir.

Note : 1/10. En bref, vous cherchiez un somnifère ? Je viens de vous trouver la solution : Downsizing.


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