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Critiques Séries : The Alienist. Saison 1. Pilot.

Publié le 23 janvier 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

The Alienist // Saison 1. Episode 1. The Boy on the Bridge (Pilot).


TNT n’est plus la chaîne qu’elle a été au milieu des années 2000 et tente de proposer constamment des projets différents. Si l’an dernier sa série d’époque c’était Will, sur la vrai-fausse jeunesse de William Shakespeare (et que c’était surtout très raté), cette année c’est une série sur des meurtres étranges qui met en scène Theodore Roosevelt alors qu’il n’était encore que préfet. The Alienist est adapté d’une série de romans de Caleb Carr et ce livre est le premier de la franchise Kriezler & Schuyler Moore. Si l’idée d’adapter cette histoire n’est pas mauvaise, la façon dont tout cela est entrepris laisse imaginer que les créateurs se sont un peu mélangés les pinceaux. Créée par Hossein Amini (Two Faces of January, Drive) et Cary Joji Fukunaga (Beasts of No Nation, True Detective), la série reprend alors les codes de la série d’époque de façon plutôt sympathique mais pas toujours de la narration de séries sur les serial-killer. Un peu comme Mindhunter sur Netflix l’an dernier, je dirais que The Alienist ne cerne pas toujours le monde dans lequel elle nous plonge et c’est une histoire qui sait très bien que le téléspectateur sait comment ce genre d’histoires se déroule. Du coup, cela manque cruellement d’entrain dans ce premier épisode car il n’y a pas de surprises.  

Alors qu’un tueur laisse derrière lui les corps mutilés d’adolescents, les pouvoirs publics restent impassibles. Devant tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, qui occupait alors la position de préfet, décide de faire appel au chroniqueur criminel John Schuyler Moore et au spécialiste des maladies mentales Laszlo Kreizler, tout deux aidés par Sara Howard, une secrétaire désirant devenir l’une des premières femmes policières. Ils leur demandent de mener une investigation dans le but d’identifier le responsable de ces meurtres horribles.

The Alienist se repose alors sur tout un tas d’astuces narratives qui font le succès des séries de serial-killer avec ce que cela demande de surprises (ou non). Sauf que l’époque légèrement victorienne (inspirée) et le contexte de la série ne sont pas toujours de grands moments de surprise. Mais ce qui fait tout de même l’intérêt de The Alienist c’est sa façon de voir le New York City de l’époque. On est plus proche de ce que Steven Soderbergh avait pu faire avec The Knick que d’une série comme Will par exemple qui ne comprenait pas spécialement le Londres de l’époque. La série d’époque a changé et The Alienist tente de prouver qu’elle a un regard plus moderne que d’autres mais elle échoue sur bien des plans. Reste alors le casting, plutôt solide tout de même de Daniel Brühl (Rush, Goodbye Lenin) à Dakota Fanning (La Guerre des Mondes) en passant par Luke Evans (Dracula Untold, La Belle et la Bête) mais si ce casting est solide, il manque encore à cette série un petit truc en plus qui pourrait rendre la série un brin plus palpitante. Le premier épisode met du temps à s’installer et les personnages à réellement éclore. Du coup, on s’ennuie légèrement. Cela me rappelle par moment ce que Ripper Street pouvait être de plus médiocre. On verra comment cela évolue mais je ne suis pas sûr que cela soit LA série de l’année…

Note : 4/10. En bref, malgré un potentiel, la série échoue à nous faire entrer dans son univers…


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