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MALADIES INFLAMMATOIRES : Et si leur sévérité était liée à l'heure de la journée ?

Publié le 05 février 2018 par Santelog @santelog
MALADIES INFLAMMATOIRES : Et si leur sévérité était liée à l'heure de la journée ?

Si les symptômes et la sévérité de certaines maladies inflammatoires étaient liés à l'heure de la journée, alors l'horloge biologique pourrait être un allié pour les traiter. Les chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Pasteur et de l'Université de Lille montrent sur cette hypothèse, que la gravité et la mortalité associées à l'hépatite fulminante dépendent du moment de l'apparition de l'inflammation associée à la maladie. Leur étude, présentée dans la revue Gastroenterology révèle également l'action anti-inflammatoire d'une protéine d'horloge biologique qui pourrait, ici, prévenir l'apparition de l'hépatite fulminante.

L'hépatite fulminante est une maladie grave qui entraîne une détérioration rapide des tissus et de la fonction hépatique. La maladie est associée à des troubles de la coagulation sanguine et à des lésions cérébrales irréparables. Bien que l'hépatite fulminante puisse être causée par différents facteurs, le surdosage de médicaments contenant de l'acétaminophène reste la principale cause de la maladie. L'accumulation d'acétaminophène dans le corps peut provoquer un stress cellulaire, d'où une réaction anormale du système immunitaire qui se manifeste par une inflammation excessive, qui détruit les hépatocytes et le foie.

Alors que les fonctions immunitaires varient au cours de la journée, les chercheurs ont examiné une protéine d'horloge biologique, Rev-erbα et son rôle dans la régulation de l'inflammation dans l'hépatite fulminante. Cette protéine cible notamment le tissu adipeux, le foie, les muscles squelettiques et les cellules cérébrales. La recherche, menée sur des cellules du système immunitaire humain et chez la souris, montre que l'inflammation suit également un rythme circadien. L'injection d'une molécule optimisant l'action de Rev-erbα, chez des souris, permet ainsi de réduire cette réponse inflammatoire excessive, qui entraîne la mort des hépatocytes. Les souris traitées présentent alors des formes moins sévères de la maladie et un taux de survie plus élevé. Ces mêmes résultats sont observés in vitro sur des cellules humaines.

Si prises ensemble, ces données indiquent de nouvelles pistes thérapeutiques pour l'hépatite aiguë fulminante, elles laissent également espérer pour d'autres maladies inflammatoires chroniques associées à un dérèglement du cycle circadien et déclenchées par une réponse inflammatoire excessive, " de nouvelles perspectives en prévention, ainsi qu'en qualité de vie et en longévité pour les patients ".

Équipe de rédaction Santélog


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