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Critique Ciné : Moi, Tonya (2018)

Publié le 23 février 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Moi, Tonya // De Craig Gillespie. Avec Margot Robbie, Sebastien Stan et Allison Janney.


S’il y a bien.quelqu’un qui ressort de Moi, Tonya c’est Allison Jay qui sous les traits de LaVona, la mère de Tonya, brille de milles feux. Inspiré d’une histoire vraie qui a propulsé Tonya Harding parmi les personnalités les plus connues au monde à l’époque. C’est Steven Rogers (Ma meilleure ennemie) qui a écrit le scénario de ce film nominé aux Oscars 2018 (sans que je ne sache trop pourquoi). Si globalement Moi, Tonya est sympathique, ce n’est pas non plus un chef d’oeuvre. Certains moments sont d’ailleurs un brin trop longs à mon goût. Ce qu’il y a de terrible dans cette histoire que je ne connaissais pas nécessairement c’est le malheur de Tonya. Pour réussir elle a tout fait, même les pires choses. Mais elle n’a pas vraiment eu une vie heureuse non plus entre sa mère méchante et son mari qui la frappait, sans compter les problèmes qu’elle a eu dans sa carrière (c’est tout de même la première femme a avoir tenté le Triple Axel aux J.O. en patinage artistique). Craig Gillespie (Wright Night, United States of Tara) met alors tout cela en scène de façon joyeusement doux-amer en apportant sa vision de cette sale histoire, glauque par moment, terrifiante à d’autres et touchante. C’est brillant par moment mais pas tout le temps non plus.

En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d'avoir planifié et mis à exécution l'agression…

Margot Robbie qui incarne Tonya s’en sort très bien dans le rôle de cette femme qui n’avait rien dans sa vie à part le patinage et qui a fini sa vie par être interdite de patiner. Si par moment cela manque de subtilité et d’ampleur (ce qui est dommage), c’est le dynamisme du film qui parvient à nous accrocher jusqu’au bout sans trop de difficultés. Moi, Tonya glisse aussi quelques sujets intéressants comme celui de Tonya qui ne peut représenter les Etats-Unis car elle n’importe pas la famille américaine parfaite dont le monde doit tomber amoureux. Si par moment Moi, Tonya pourrait tirer du côté des frères Coen, le film a au moins le mérite de ne pas tomber dans tous les pièges. Au fond, Moi, Tonya a donc pas mal d’atouts qui parviennent à laisser une bonne impression de fin. Il y a de l’émotion, loin de l’académisme de beaucoup de biopic ce qui permet de passer un agréable moment. Je m’attendais tout de même à ce que Moi, Tonya soit un peu plus palpitant. Quoi qu’il en soit, ce petit film reste intéressant pour ceux qui ne connaissaient pas cette histoire alors que les autres pourront découvrir un peu de la vie personnelle de cette femme qui du jour au lendemain a tout perdu.

Note : 6.5/10. En bref, sympathique.


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