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Le nouveau Salvatore Adamo !

Publié le 26 février 2018 par Jacquesmercier @JacquesMercier

Lire, voir ou écouter la nouvelle œuvre d’un ami est un moment délicat. Il s’agit d’être nuancé lorsque des choses nous plaisent moins. Mais quel bonheur lumineux quand on découvre une réussite ; le plaisir semble multiplié et on a envie de le partager.

C’est ce qui vient de se passer ce week-end avec Si vous saviez…, le 25e album en français de mon ami (depuis l’adolescence) Salvatore Adamo.

Et pour une fois, les mots de la critique coïncident avec mon propre sentiment. Je vous cite Olivier Nuc du Figaro : « Si vous saviez… révèle une nouvelle dimension chez cet homme pudique et réservé. Auteur-compositeur, il a été très inspiré, et les arrangements entre pop et classique de l’ensemble mettent en valeur le timbre brisé qui est sa signature vocale. (…) Adamo casse joliment son image de chanteur inoffensif. S’il n’abandonne pas la chanson d’amour, c’est avec Camille qu’il la sert le mieux, le temps du duo Juste un « je t’aime » et son déluge de corde. »

Les chansons prennent leur temps, comme si aucune contrainte ne leur avait été imposée cette fois, par entre autres Clément Ducol et Maxime Le Guil qui ont travaillé sur la réalisation des meilleurs disques de la chanson française actuelle (Christophe, Vincent Delerm). Ce qu’en dit Salvatore ? « J’aime beaucoup l’écriture des cordes symphoniques de Clément, qui a l’humilité de tendre l’oreille aux musiques les plus simples. Il n’y a aucun sectarisme chez lui : il capte la sincérité d’une musique et il l’enrichit, il l’anoblit et la sublime. »

Ces 13 chansons nous donnent à la fois le Salvatore que nous avons toujours apprécié et aimé, mais dans une atmosphère nouvelle, différente, douce et terriblement agréable et compréhensible pour ceux et celles qui vivent aujourd’hui, dans notre temps.

Mais il ajoute de la vérité, lui qui n’a sans doute jamais menti que par omission : Si vous saviez… ou Méfie-toi (y’a pas plus gentil que moi) expliquent cela dans la poésie. On est aussi touché par Ma mère disait et la voix italienne mêlée au disque « Ma mère et son rire de soleil, ma mère avait l’humour du bonheur » (Et je revois sa « mama » nous faire un plat énorme de spaghettis…). J’adore Toujours forever, avec sans doute la plus jolie mélodie de l’album et au-delà ! Il est vrai qu’il parle de « la poudre d’or de notre jeunesse » et qu’en effet, comme il me l’a écrit dans un sms : « Il doit y avoir quelques chansons dans lesquelles tu te retrouves » !

Et puis l’album se clôt avec un fabuleux Racines. Derrière les vitres fumées de sa berline il retourne sur les lieux de son enfance, où les gens ont encore un rêve de retard. Lui, il est « perdu dans l’ennui de l’Olympe » (à la fois séjour des dieux et l’Olympia des artistes, j’imagine). Salvatore a grandi avec les Beatles et A day in the Life (en 1967) a peut-être influencé la fin sublime, où les 48 musiciens de rejoignent tous dans l’émotion pour accentuer les derniers mots du disque : « Il se fait déjà tard ».

Découvrez ces nouvelles chansons de Salvatore, un grand artiste.

Le nouveau Salvatore Adamo !
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