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#thelancetgastroenterologyandhepatology #carcinomehépatocellulaire #ablation #microondes #radiofréquences Efficacité d’une ablation par microondes versus ablation par radiofréquences pour le traitement d’un carcinome hépatocellulaire chez des patients ...

Publié le 05 mars 2018 par Tartempion77 @NZarjevski

#thelancetgastroenterologyandhepatology #carcinomehépatocellulaire #ablation #microondes #radiofréquences Efficacité d’une ablation par microondes versus ablation par radiofréquences pour le traitement d’un carcinome hépatocellulaire chez des patients ...

Carcinome hépatocellulaire fibrolamellaire.
Source icongraphique/https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fibrolamellar_hepatocellular_carcinoma_-_very_high_mag.jpg


L’ablation par radiofréquences est le traitement recommandé aux patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire présentant des lésions inférieures 3 cm et qui ne sont donc pas candidats à la chirurgie. L’ablation par micro-ondes est une technique plus récente avec certains avantages théoriques qui n’ont pas encore été confirmés cliniquement. Notre but était de comparer l’efficacité de ces deux techniques pour le traitement du carcinome hépatocellulaire présentant des lésions de 4 cm ou moins.
Nous avons effectué une étude randomisée et contrôlée de phase 2 en simple – aveugle dans quatre centres universitaires tertiaires situés en France et en Suisse. Des patients, atteints de pathologie hépatique chronique et d’un carcinome hépatocellulaire présentant jusqu’à trois lésions inférieures à 4 cm, non éligibles pour un traitement chirurgical, étaient randomisés pour subir une ablation par micro-ondes (groupe expérimental) ou pour ablation par radiofréquences (groupe contrôle). La randomisation était centralisée et effectuée par la méthode à taille de blocs fixée (blocs de 4) à l' aide d'enveloppes scellées et n’avaient pas accès au tableau de randomisation ; en revanche, les investigateurs y avaient accès, du fait que les dispositifs médicaux utilisés étaient différents. Le critère principal était la proportion de lésions présentant une progression locale de la tumeur à 2 ans de suivi. La progression locale de la tumeur était définie par l’apparition d’un nouveau nodule avec les caractéristiques typiques d’un carcinome hépatocellulaire sur le bord de la zone d’ablation. Toutes les analyses étaient effectuées sur la population per protocole. Cette étude est terminée, mais les patients ont été suivis pendant 5 ans. (…).
Entre le 15 novembre 2011 et le 27 février 2015, 152 patients ont été répartis de manière aléatoire : 76 patients ont subi une ablation par micro-ondes et 76 patients ont subi une ablation par radiofréquences. Pour l’analyse per protocole, cinq patients ont été exclu du groupe ablation par micro-ondes, de même que trois patients du groupe ablation par radiofréquences. La période médiane de suivi était de 26 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 18-29) dans le groupe ablation par micro-ondes et de 25 mois (18-34) dans le groupe ablation par radiofréquences. Deux ans plus tard, six (6%) lésions sur les 98 dénombrées au départ ont présenté une progression tumorale locale dans le groupe ablation par micro-ondes, de même que 12 (12%) lésions sur les 104 dénombrées au départ dans le groupe ablation par radiofréquences (rapport de risques 1.62, Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.66-3.94 ; p=0.27). Les complications se sont révélées rares, avec deux complications de grade 4 (deux hémorragies artérielles requérant une embolisation, toutes deux dans le groupe ablation par micro-ondes) et trois complications de grade 3 (pneumothorax ; lésion de veine ombilicale ; nécrose segmentaire intra-hépatique, survenant toutes dans le groupe ablation par radiofréquences). Aucun décès imputable aux traitements n’a été dénombré.
Bien que nous n’ayons pas mis en évidence que le traitement ablatif par micro-ondes était plus efficace que l’ablation par radiofréquences, pour le traitement de lésions carcinomateuses hépatocellulaires de 4 cm ou moins, nos résultats montrent que la proportion de lésions avec progression tumorale locale au bout de deux années de suivi était faible ; quelle que soit la méthode d’intervention percutanée testée. Naïk Vietti Violi, MD, et al, dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology, publication en ligne en avant-première, 1er mars 2018
Financement : Microsulis (AngioDynamics).
Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ     

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