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Démystifier la hausse récente des rendements obligataires
Les investisseurs font face à l’équation suivante : alors que les taux d'intérêt à long terme sont récemment sortis de leurs fourchettes historiquement basses (et d’un cycle de baisse de trois décennies), la recherche d’actifs refuges obligataires "classiques", comme les obligations d'État de première qualité, ne suffit plus. En effet, la volatilité des obligations augmente actuellement en corrélation avec celle des actions (voir le graphique ci-dessus). Les obligations longues, en particulier, pourraient faire preuve de vulnérabilité, car l'inflation semble faire son retour, au moins de façon cyclique. La prime à terme des obligations d'État américaines de maturité longue est toujours à des niveaux historiquement bas. Par conséquent, le risque potentiel de choc des taux est particulièrement redouté des investisseurs. Dans ce contexte, les stratégies obligataires à faible duration, à l’image des obligations sécurisées, offrent une solution attrayante aux investisseurs. Elles protègent les portefeuilles contre les risques de duration et contre la volatilité, qui est croissante et corrélée entre les classes d’actifs. Parallèlement, les obligations sécurisées sont assorties d'un potentiel de rendement intéressant face aux obligations d'État, sans compromettre la qualité de crédit. Un exemple typique : ces stratégies ont été parmi les plus performantes, lors des turbulences du marché en février dernier.
A propos de l'auteur : Witold Bahrke est stratégiste chez Nordea Asset Management.
