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La question de la grève

Publié le 25 mars 2018 par Pantoled

En ce saint dimanche soir, alors que nous venons tous et toutes de nous enquiller une dure semaine suivie d’un week-end des plus éprouvants, il est grand temps de nous attaquer à un sujet récurrent, qui nous revient sur le coin de la trogne aussi sûrement que demain je vais insulter la vie, cette sale race, lorsque mon réveil va sonner : la grève.

Alors c’est parti, il est 22h58 à l’heure où je tape ces lignes, et je vous préviens : ce soir, je ne me couche pas après 23h00. Je suis un papy et je vous emmerde.

La grève de la SNCF, prise d’otage ?

On va tout de suite se calmer avec l’utilisation contondante des termes : ce n’est pas parce que vous périclitez l’usitée d’un mot qu’il en devient pour autant assermenté, peu importe le contexte.

La preuve : la phrase suivante n’a aucun sens, pourtant je l’ai écrite avec force et détermination. Comme quoi, il ne suffit pas de faire montre de confiance en soi lorsque l’on énonce une chose, pour qu’elle devienne vraie.
Exemple : « mon banquier est un homme fabuleux ». Bon, eh bien ça ne fonctionne pas : même si Emmanuel Macron l’avait éructé comme il avait hurlé « PARCE QUE C’EST NOTRE PROJEEEEEEEEEEEEEET » comme un zinzin lors de son meeting il y a de cela près d’un an, mon banquier aurait toujours été un petit lécheur d’anus.

Et donc, le jour où la SNCF prendra en otage les usagers, vous m’appellerez ou bien vous m’enverrez un tweet, parce qu’aux dernières nouvelles, ma famille n’a pas reçu de demande de rançon, le GIGN n’a pas été appelé à la gare de la Frette Montigny, et aucun gendarme n’a été tué lors d’un train supprimé.

Le service public, dans ton cul

Le service public, tout le monde le sait, c’est rien qu’une bande de profiteurs et d’assistés, qui se cassent à Hawaï tous les ans avec les sous du contribuable, et qui ont, tout comme ces mange-merde de Smicards, des comptes planqués en Suisse – au moins.

Ou alors ce sont les banques. Je sais plus.

Bref, dans tous les cas : le service public ? Eh ben le service public dans ton cul, mon grand. Déjà, parce que les cheminots sont des preneurs d’otages, et qu’on ne négocie pas avec les terroristes, ensuite parce que la France start-up ! Eh ouais mon gars, tu vas arrêter de nous les briser, tu vas te mettre au travail et tu vas payer le service privé désormais.

La grève : full balek

La grève, Manu s’en fiche pas mal, puisque, comme pour la Loi Travail, il va dégager le statut des cheminots sans votre avis. Eh ouais les petits potes, il est comme ça Manu. Il pose ses grosses couilles lustrées à l’eau de toilette sur la table, et vous fermez tous vos gueules : on est en démocratie ou quoi ? Non, on est en « ta gueule, bosse et rapporte-moi du pognon »-tie.

Mais quand même, ils font chier la SNCF

Écoute-moi bien mon grand : le jour où un Mickey viendra te dire que ton statut est supprimé et que le peu d’avantages que tu avais, il va les recycler pour ses soirées « prostate et stimulis », on en reparlera.
Mais avant que ce jour n’arrive, tu vas faire un effort et tu vas prendre le train de 7h55 au lieu de 8h20 et tu vas apprécier la lenteur et la patience exacerbée dont il faut faire preuve quand les wagons sont déjà bondés.

En conclusion

La grève de la SNCF est autant une prise d’otage que mon pénis est une tulipe.

À dimanche prochain.


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