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Law & Order True Crime : The Menendez Murders (Saison 1, 8 épisodes) : jugement psychologique

Publié le 27 mars 2018 par Delromainzika @cabreakingnews


En voulant faire son propre American Crime Story en partant d’une franchise déjà connue, NBC a eu entre ses mains un échec. Les anthologies d’histoires de meurtres et de tueurs en série sont devenues un peu trop à la mode à mon goût. En terminant Law & Order True Crime, je me suis dit que l’on ne peut plus cautionner des trucs qui veulent être ce qu’ils ne sont jamais. Si une seconde saison de Law & Order True Crime est toujours plausible compte tenu du fait que les intrigues sont différentes chaque année, je doute que NBC ait envie de donner sa chance à un truc aussi mal fichu que cette série. Elle reprend alors la mécanique de Law & Order du début à la fin, en tentant là aussi d’appuyer sur le fait que c’est complètement différent aussi. L’histoire des meurtres dont parle Law & Order True Crime ici est passionnante. En effet, c’est un fait divers qui est très connu aux Etats-Unis (bon, pas autant que l’affaire O.J. Simpson) et la série tente alors de raconter la vérité sur Lyle et Erik Melendez, deux jeunes hommes qui étaient promis à un brillant avenir et qui décident de tuer leurs parents de plusieurs coups de fusil un soir d’août 1989. La série décide de se débarrasser assez rapidement du meurtre en lui-même afin de se concentrer sur le cas judiciaire et donc mettre en scène Eddie Falco.

Si cette dernière est une actrice que j’aime beaucoup, le problème c’est que Law & Order True Crime tente encore une fois de copier-coller ce que American Crime Story a déjà fait lors de sa première saison avec le personnage incarné par Sarah Paulson. Du coup, plutôt que de se concentrer sur l’histoire de façon linéaire, la série choisit un chemin un peu différent. Dans un sens, cela permet d’apporter un brin d’originalité dans la structure de la série sauf qu’au final, on s’ennuie un peu et c’est dommage. Car Law & Order True Crime ne peut pas non plus que raconter ce procès (ce qui suffisait pourtant à American Crime Story dans sa critique acerbe de la célébrité et du racisme aux Etats-Unis). Pour tenter d’apporter un peu de grain à moudre, les scénaristes ajoutent alors des moments en cours d’épisodes qui permettent de comprendre ce qui a conduit les frères Melendez à tuer leurs parents de façon aussi violente. La série décide de s’attarder sur la dimension psychologique des personnages. Si c’est un atout dans certains épisodes qui se reposent en grande partie là dessus, certains autres sont un peu trop bancals pour réellement proposer un truc palpitant. Disons que ce n’est pas facile de faire d’une série un truc épique quand les rebondissements d’une affaire ne le sont pas suffisamment dès le départ.

Afin de rester fidèle à la narration d’une série de la franchise, on suit alors d’un coté l’aventure judiciaire avec le procès des deux frères, mais de l’autre le développement psychologique de l’affaire qui tente de nous plonger dans ce qui a conduit ces deux personnages à commettre un crime aussi affreux. La série tente alors de créer une certaine forme d’empathie pour les deux frères sauf que cela ne fonctionne pas totalement. Non pas que le casting est mauvais mais disons qu’il n’y a pas suffisamment de moments dans l’histoire qui permettent de s’attacher. S’il est touchant de comprendre leur vie, je ne comprends pas trop où est-ce que Law & Order True Crime veut en venir dans sa construction. C’est donc plein de paradoxe que j’ai achevé la première saison de cette nouvelle production estampillée Dick Wolf. NBC était probablement en manque complet d’idées et a voulu boucher un trou de sa grille avec un projet qui sur le papier sentait bon mais n’a peut-être pas été suffisamment travaillé en salle d’écriture pour ressembler à un truc indispensable. Je n’en garde pas toujours un mauvais souvenir mais pas un grand souvenir non plus. Je dirais que j’ai presque déjà oublié certains épisodes alors que cette histoire aurait pu ne durer que 4 ou 5 épisodes tout au plus…

Note : 5/10. En bref, je suis indulgent pour une série qui respecte sa franchise et qui propose un casting solide pour maintenir l’intérêt, mais le scénario est parfois un peu trop creux… Dommage.


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