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Critique Ciné : Pacific Rim 2 : Uprising (2018)

Publié le 28 mars 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Pacific Rim 2 : Uprising // De Steven S. DeKnight. Avec John Boyega et Scott Eastwood.


Après avoir vu Pacific Rim 2 : Uprising, je me suis demandé comment on a pu passer du film de Guillermo Del Toro à cette suite ignoble, infâme, tout ce que vous voulez… La franchise, laissée entre les mains de Steven S. DeKnight (créateur de Spartacus la série et réalisateur d’épisodes de Smallville ou Angel), perd de toute sa saveur et de son propos pour donner un mélange peu intéressant, empruntant notamment à ce que Transformers a pu faire de plus mauvais au film de sa franchise. Avec un casting de seconde souche (notamment le très mauvais Scott Eastwood) et un scénario torché, on se retrouve ici avec un truc sacrément mal foutu et surtout ennuyeux. On enchaîne les combats de Jaeger et de Kaiju, pour un résultat particulièrement désolant où l’on se rend rapidement compte de la vacuité de la chose. Il n’y a pas grand chose à attendre de ce film qui ne sait jamais vraiment dans quelle direction il compte aller. Guillermo Del Toro avait au moins eu le mérite d’en faire un film épique avec des batailles dantesques. Là c’est le pur produit Hollywoodien dans toute sa plus mauvaise splendeur. Outre le manque cruel de charisme du casting, on se retrouve avec un scénario qui manque de profondeur.

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.
Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel.

En effet, Pacific Rim 2 : Uprising se transforme alors en Blockbuster simpliste, sans véritable philosophie, préférant se torcher sur le scénario du premier film pour tenter de créer une franchise qui pourra permettre au producteur de gagner toujours plus d’argent. Mais le spectacle est tellement régressif qu’il n’arrive jamais à aller au bout des choses. On ne s’attache à rien et un personnage peu mourir, on s’en moque complètement car rien n’est fait pour s’attacher à cette « aventure fantastique » qui ressemble plus au rejet d’une central nucléaire. Au bout d’un moment on se demande bien ce qui se cache dans ces Jaeger, sans que cela n’ait vraiment d’intérêt pour autant. Les scènes de combat devraient donc être les meilleurs moments de ce film sauf que là aussi Steven S. DeKnight ne sait pas s’y prendre et nous offre un truc mis en scène avec les pieds, copiant les mauvaises idées de Michael Bay (Transformers, Independence Day 2, etc.) pour tenter d’en faire un truc qui devait séduire un spectateur qui adore les films de genre. Mais non, le premier était une belle surprise, la suite est une ignoble chose que je ne comprends toujours pas.

Note : 1/10. En bref, je suis éberlué par la nullité de ce truc que l’on ne peut pas appeler un film.


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