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Jeudi Saint... Debout pour embrasser

Publié le 29 mars 2018 par Acouphene

La messe du soir du Jeudi saint annonce la fin du Carême. Tous les chrétiens sont invités à participer à cette cérémonie qui rappelle le jour où Jésus institua l’eucharistie : » le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, » dit l’épitre aux Corinthiens, (11-23). En bénissant le pain et le vin pour la première fois, Jésus fait don de sa personne et rend grâce, signification du mot eucharistie en grec.
Jeudi Saint... Debout pour embrasser As-tu déjà essayé d’embrasser quelqu’un en restant assis ? Pas commode, n’est-ce pas ? Pour une vague poignée de main ou une bise machinale, passe encore. Mais pour embrasser – je veux dire pour « prendre dans ses bras » – une personne à laquelle tu veux montrer toute ton affection, pas de doute, il vaut mieux être debout.
C’est justement ce à quoi ressemble le Dieu dont nous parle Jésus. Quelqu’un qui se lève et qui tend les bras. Dans la parabole du « fils prodigue », par exemple, le père « court se jeter au cou de son fils et le couvre de baisers »*. Cet accueil inconditionnel, nous avons du mal à le concevoir, parce que nous faisons rarement l’expérience d’une telle générosité. De l’amour, au fond, nous ne connaissons qu’une réalisation très imparfaite, entravée par bien des obstacles. Mais ce langage amoureux que nous balbutions maladroitement, c’est la langue même de Dieu. Touché par tous les contresens que nous faisons, son Verbe – sa Parole – s’est fait chair pour traduire cette langue dans l’épaisseur de notre humanité. En mots, bien sûr, mais aussi en actes. Et cela, Jésus l’a fait au plus haut point lorsque, du sommet du calvaire, il a ouvert les bras au monde entier.
Jeudi Saint... Debout pour embrasser 
On ne fait plus le signe de croix machinalement quand on découvre que par ce simple geste, on se jette dans des bras ouverts sans réserve. Ni quand on comprend que ce signe engage à être soi-même cette paire de bras démesurée. Pour étreindre ses enfants aujourd’hui, Dieu n’a pas d’autres mains que les tiennes.
Frère Sylvain Detoc,
Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon
* Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 20
Détail de l'Icône écrite par Alain Chenal- Le fils prodigue

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