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Baskets (Saison 3, 10 épisodes) : pour l'amour d'une mère

Publié le 30 mars 2018 par Delromainzika @cabreakingnews


Baskets est une sacrée comédie dramatique tout de même. Alors que les discussions pour une saison 4 sont en cours (et que Zach Galifianakis a dit être partant pour l’aventure), il fallait bien terminer la saison 3 dans un premier temps. Cette petite comédie dramatique est très différente de ce que l’on voit ailleurs à l’écran mais FX est aussi connue pour donner de la place à ce genre de petites séries étonnantes. Dotée d’un humour toujours aussi sarcastique et de moments où l’on sent que Galifianakis peut réellement s’exprimer, permet de passer chaque semaine un bon moment. Mais j’a envie de me dire que dix épisodes c’est vraiment trop court. Cette saison 3 est tout ce que je pouvais attendre encore une fois de cette petite comédie car mine de rien, sans trop de prétentions, je trouve que Baskets a su se renouveler et offrir à son héros une évolution constante et intelligente. Sans jamais tomber dans des pièges, elle conserve alors son humour (parfois très sombre) pour illuminer un monde qui n’est pas toujours fait de moments très heureux. Ce qui est aussi très intéressant avec cette saison (et qui était déjà le cas l’an dernier), c’est la capacité de Baskets à se réinventer constamment en ajustant ses personnages et son histoire à l’humeur du moment de chacun. Si cela peut être casse gueule sur le papier, à l’écran c’est succulent. La série enchaîne donc les intrigues et les épisodes étonnants, avec une tendresse qui lui vaut toujours d’être aussi attachante.

Bien entendu, la série repose énormément sur Chip et Dale, incarnés par Zach Galifianakis mais au delà de ça, je trouve que Baskets sait rester intelligente dans son propos qui porte un véritable message universel de tolérance. Je pense cependant que ce que cette saison a su faire c’est donner de la place à ce qui semble maintenant être la véritable héroïne de la série : Christine. Incarnée par Louis Anderson, ce personnage est tout de même l’un des trucs les plus étonnants que Baskets ait pu faire depuis le départ. J’ai toujours trouvé intéressant de voir Christine dans la série car c’est avec elle que l’on a pu voir le héros, « Baskets » ou Chip, grandir sous nos yeux. La saison 3 a alors décidé de lui donner la place qu’elle mérite en rappelant pourquoi elle était le centre névralgique de Baskets. C’est dans des scénarios inspirés que l’on retrouve donc notre héroïne et que l’on passe un très bon moment. Elle a aussi la place qu’elle mérite, qu’elle a gagné car les scénaristes ont été suffisamment subtile pour en faire un vrai emblème. Ce n’était pas facile mais en rappelant aussi toutes les qualités de la série, Christine vient alors de devenir notre héroïne. Il y a un truc de tellement tendre finalement chez elle que l’on ne peut s’empêcher d’apprécier ce que Baskets vient nous proposer à ce moment là.

Elle n’a jamais perdu pied, ni même son humour, cependant capable de tester de nouvelles choses pour nous raconter des intrigues toujours plus touchantes. Dans cette saison 3 il y a donc pas mal d’arcs narratifs intéressants autour de ce personnage qui changent de ce que l’on a déjà pu voir dans les saisons précédentes, peut-être aussi car la série tente de faire d’autres choses dans un souci de renouvellement nécessaire. Si la saison 4 voit le jour, il va falloir encore une fois trouver une place de casser les codes de la comédie qui s’est maintenant installée pour mieux nous surprendre. Zach Galifianakis a déjà des idées sur la direction qu’il veut donner à Baskets donc j’ai envie de lui faire confiance, d’autant plus que l’écriture est toujours aussi fine et soignée. Chaque épisode se délecte de belles séquences, qu’elles soient cocasses ou bien particulièrement émotives. Tout est alors équilibré dans ce sens afin de nous faire passer le meilleur moment possible. Finalement, je ne garde que de bons souvenirs encore une fois de cette série grâce à des épisodes inventifs qui n’ont de cesses de proposer des visions différentes de choses que l’on a pourtant vu dans d’autres comédies auparavant. C’est ça l’ingéniosité d’une vraie bonne comédie dramatique.

Note : 8/10. En bref, une saison plus tendre mais qui n’a pas perdu du piquant et de l’humour parfois très sombre des saisons précédentes.


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