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Accro au smartphone

Publié le 04 avril 2018 par Jacquesmercier @JacquesMercier

Encore un mot anglais que nous devrons essayer de remplacer ou d’intégrer mieux dans notre langue française : le phubbing. Le mot existe depuis quelques années et est la contraction de « téléphone » et de « snob » en anglais. On pourrait donc dire « télésnob », mais cela ne rend pas exactement cette addiction, cette façon nouvelle d’être en société.

Il s’agit donc de privilégier le smartphone (j’aurais préféré portable, mais bon…) aux échanges de vive voix avec son entourage.

On a tous des exemples en tête ou sous les yeux : votre conversation est interrompue par la sonnerie (enfin, ce peut être un rire d’enfant, une trompette, un sifflement, une cloche, ha ha ha!) du téléphone de votre interlocuteur, un coup d’œil et il dit « Je dois répondre ! »… Ou bien au restaurant, on jette un coup d’œil sur son écran et on fait rouler les images ou les messages, etc. aux dépens de la conversation.

On rapproche cette pratique du phubbing à cette de la « nomophobie », soit : la peur d’être éloigné de son téléphone, ainsi que du FOMO, l’acronyme en anglais de Fear Of Missing Out (la peur de rater quelque chose). Il s’agit d’un lien quasi permanent qui démontre surtout que notre « smartphone » est devenu bien plus qu’un téléphone, qu’un simple objet d’usage courant, c’est le prolongement de notre liaison avec nos proches, avec les autres, avec les nouvelles du monde entier.

Deux remarques : Tout d’abord, comme le fait remarquer une sociologue parisienne, « On idéalise un peu le monde d’avant, où l’on avait de vraies conversations, car le plus souvent dans les familles on mangeait en silence et ensuite devant la télévision ! ». Ensuite, le point le plus négatif (en dehors de l’impolitesse) est que nous fatiguons notre cerveau en le faisant sauter en permanence d’une chose à l’autre, engendrant des problèmes de concentration et de fatigue.

Évidemment, le plus évident est que nous pouvons chacun décider de ce que nous allons faire, si l’on en prend conscience. On peut décider de désactiver les notifications durant un repas, de mettre en mode silence, etc. le temps d’un entretien, d’un tête-à-tête, d’un moment de silence ou de méditation qui devient indispensable au milieu du brouhaha permanent du monde.

Accro au smartphone


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