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Critique Ciné : Taxi 5 (2018)

Publié le 12 avril 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Taxi 5 // De Franck Gastambide. Avec Franck Gastambide, Malik Benthalha et Bernard Farcy.


La sauce Franck Gastambide x Taxi ne prend malheureusement pas totalement. Si le premier doit être fan de la franchise de Luc Besson (qui a bien besoin d’argent pour boucher les trous laissés par son dernier film, Valérian), la franchise Taxi ne parvient pas forcément à prendre le pli de l’humour trash scatophile de Gastambide et ses potes. Pour autant, la mécanique de ce cinquième opus reprend tout ce que l’on a déjà pu voir par le passé dans les premiers films Taxi. Mais cette franchise a toujours été médiocre. Du coup, Franck Gastambide tente d’apporter une petite dose d’originalité là dedans avec son propre humour. Donc on a des blagues qui ne volent pas très haut et notamment une scène de vomi qui nous donne l’impression d’être dans un film produit par Adam Sandler. Les références ne sont pas toujours bien entretenues (même si l’idée de comparer le duo Gastambide / Benthalha à Smith / Lawrence dans Bad Boys n’était pas une si mauvaise idée que ça). Le problème que ce film a c’est que j’ai ri à des choses que tout le monde dans la salle n’a probablement pas compris. Franck Gastambide a un humour qui mélange plein de genres et par moment un truc très proche de la pop culture. J’étais stupéfait également de ne pas beaucoup rire alors que Pattaya ou Les Kaïras avaient de bons moments de franche rigolade à nous offrir.

Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.

Cela ne veut bien évidemment pas dire que tout est à jeter. Gastambide a probablement un peu grandi avec cette franchise donc ce dernier tente la dose de nostalgie qu’il fallait (en rappelant Daniel et Emilien, le taxi, et quelques flashbacks qui nous ramènent aux différentes affaires réglées par le passé). Sans parler du retour d’Edouard Montoute (toujours flic malchanceux) ou encore Bernard Farcy (maintenant Maire de Marseille !). Le mélange aurait pu prendre si Gastambide avait osé un peu plus de trucs. On peut le remercier sur la volonté de créer une certaine forme de diversité mais les personnages secondaires ne sont pas suffisamment soignés et passent alors un peu inaperçu. Pourtant, il y avait de quoi dire des trucs avec eux aussi. Non, Taxi 5 préfère alors se concentrer sur le nouveau duo qui est bel et bien l’une des rares choses réussies de ce film. Les deux acteurs se connaissent très bien et partagent donc une certaine forme d’alchimie. La ville de Marseille n’est pas non plus très bien utilisée, preuve que Franck Gastambide ne doit pas vraiment la connaître comme sa poche et certains décors emblématiques des précédents volets ont un peu disparu. Reste alors les courses de voiture, qui viennent dynamiter un peu un flic trop froid et coincé entre sa volonté de rester fidèle à la franchise et de proposer réellement quelque chose d’original. Dommage.

Note : 3/10. En bref, on cocktail qui n’est pas toujours séduisant. Reste alors certains vestiges des précédents opus et un humour trash qui passe ou qui casse.


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