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La Casa de Papel (Saison 2, 9 épisodes) : quand le masque tombe, le spectacle s'étiole

Publié le 14 avril 2018 par Delromainzika @cabreakingnews


La première saison de La Casa de Papel était un joyeux voyage plein de fun et d’action. La seconde partie qui se déroule ici sur neuf épisodes part un peu dans tous les sens et perd alors un certain sens de la cohérence narrative. Je trouve tout cela dommage car je pensais que La Casa de Papel aurait été capable de maintenir un certaine rythme. C’est un peu comme passer de la première saison à la seconde saison de Prison Break. A l’issue de cette seconde salve d’épisodes, je ne suis pas sûr de vouloir une saison 3 comme beaucoup l’espèrent. Disons que malgré le rythme qui reste suffisamment solide, la série enchaîne les facilités narratives et les rebondissements rocambolesques, encore plus que dans la première saison. Ce n’est pas ce qui va aider à rendre le tout suffisamment crédible. Et contrairement à la première saison, La Casa de Papel décide ici de donner plus de place aux personnages. Petit à petit on élimine les personnages et l’on met en avant certains autres. Notamment dans les otages qui n’étaient pas très présents dans la première partie et qui le sont beaucoup plus maintenant. Si je trouve cela bien, ce n’est pas écrit de la meilleure des façons. Les personnages manquent pour certains de profondeur et c’est bien là le problème.

On peut parler de Monica, l’otage victime du syndrome de Stockholm (et d’ailleurs, c’est le nom que Denver veut lui donner). Cette dernière est clairement le personnage le plus niais que La Casa de Papel nous propose cette année, sans parler de toutes les relations amoureuses que la série tente de développer dans le but de nous surprendre. C’est en tout cas ce que l’on a envie de comprendre mais ce n’est pas spécialement ce qui fait l’intérêt de la série non plus. Bien entendu nous avons aussi l’histoire de Tokyo, qui aurait pu être un spectacle sympathique mais qui là aussi fait dans le spectaculaire pour si peu. La seule scène qui vaille réellement le coup c’est sûrement son retour dans la fabrique de billet qui sert de fin à l’épisode 2.06. Et puis alors c’est l’escalade de toutes les conneries : des blessures par balles, on creuse des tunnels, etc. Cette seconde partie est un peu ce qui nous donne l’impression que tout part en sucette, que le phénomène décrit perd alors de toute sa splendeur. Les épisodes de cette partie deux sont alors en partie soporifique alors que les scénaristes font volontairement trainer en longueur tout un tas de trucs.

Et je trouve ça dommage car je suis persuadé que la série aurait réellement pu faire quelque chose de passionnant si elle l’avait bien voulu. Plus le temps passe dans cette série et plus je me demande ce qu’elle attend réellement. Raquel par exemple, plus le temps passe et plus son comportement est étrange qui surtout qui n’est pas spécialement logique. J’ai donc eu beaucoup plus de mal à terminer la saison 2 que la première qui m’avait réellement passionné. On peut encore faire abstraction des défauts de la série, même dans cette saison 2, car il y a de bons trucs et des moments où les rebondissements sont suffisamment bien menés pour nous garder face à l’écran, mais La Casa de Papel avait réellement de quoi faire mieux entre les mains. Notamment en éliminant en grande partie toutes ces scènes réellement pompeuses où la série veut tente de faire passer des émotions qu’elle ne maîtrise pas. Je pense que le père c’est le père de Rio face à Tokyo, un grand moment particulièrement chiant où l’émotion ne passe pas. Ou alors le directeur de la fabrique qui veut faire une insurrection et sortir, mais qui se laisse prendre à son propre jeu débile.

Finalement, La Casa de Papel n’a pas été à la hauteur dans cette seconde partie de saison par rapport à mes attentes. C’est dommage mais l’on garde tout de même en tête le phénomène que cette série a provoqué sur Netflix (alors que Netflix n’en avait pas spécialement fait de grosse promo). Si aucune saison 3 n’est prévue, je ne suis en tout cas pas sûr d’en avoir envie surtout si c’est pour se coltiner Tokyo une saison entière (alors que j’ai toujours préféré El Professor tout de même).

Note : 5/10. En bref, un divertissement qui s’étiole au fil du temps…


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