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La question de l’argent magique

Publié le 17 avril 2018 par Pantoled

On en a une belle.

Cette nuit, la France a utilisé pour la première fois une nouvelle arme à sa disposition, les missiles de croisière MdCN. Coût unitaire, 2,86 millions d'euros : https://t.co/qIQPzAgkgF pic.twitter.com/D2fcAWsIBF

— BFM Business (@bfmbusiness) April 14, 2018

3M d’euros le missile, est-ce bien raisonnable ?

La question a le mérite d’être posée, et vous avez raison de la poser, puisque, si vous ne l’aviez pas posé, on aurait pu penser qu’elle n’avait pas à être posée. Or, il faut se rendre à l’évidence : elle se doit d’être posée puisque le gouvernement français (et non la France) a trouvé judicieux d’envoyer pour 16 millions d’euros de missiles en Syrie, histoire d’aller racler un peu plus fort la plaie purulente que trace là-bas la guerre comme une infection sur le bras d’un malade atteint du SIDA.

Avec 16 millions d’euros, on aurait pu renflouer nos hôpitaux, dans lesquels nos malades meurent en attendant leurs soins, que le personnel soignant n’arrive pas à leur prodiguer dans les temps puisqu’ils ne sont plus assez, qu’ils n’ont plus assez de matériel, et que la seule mesure concrète qu’Emmanuel Macron propose est la suivante :

Hier, au JT de 13H sur TF1, le président @EmmanuelMacron rendait "hommage à tous les personnels soignants". @sabrinalinterne une interne en médecine lui répond pic.twitter.com/uV2ZRXV1zc

— Les Répliques (@les_repliques) April 13, 2018

Un bien bel, hommage : un tweet, un clic, et voilà les burn-out disparus, les malades qui dormaient dans les couloirs de nouveau dans des chambres, et ma couille gauche a le goût d’un pamplemousse.

Mais revenons-en à ces 16 putains de millions d’euros qui sont partis exploser en Syrie.

Est-ce qu’on n’est pas bien, là ? Hmmm ? Est-ce qu’on n’est pas heureux, satisfaits, même, de savoir qu’une bonne partie de notre argent publique a servi à poser nos burnes en métal sur le coin du visage cassé de la Syrie ? Alors, sincèrement ?

On rigole bien, quand même. On passe un bon moment. Nous.

Parce que les Syriens, eux : ils meurent.


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