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L'entrée des zadistes

Publié le 22 avril 2018 par Delanopolis
Christiane Chavane distribue du parfum ! L'entrée des zadistes Lorsque Macron a annoncé qu’il renonçait à l’aéroport de Notre Dame des Landes, j’ai dit qu’il aurait dû virer d’abord les zadistes, puis reconsidérer le projet, et enfin prendre une décision motivée.

Dire non à une construction à laquelle un référendum était favorable et laisser sur le terrain les punks à chiens et autres dégénérés écolo-gauchistes, c’était leur assurer une victoire imméritée et montrer le mauvais exemple un peu partout. Je craignais qu’en plus, l’état ne distribue gratuitement les terrains à ces braillards, du simple fait qu’ils partagent les mêmes valeurs que Monsieur Hulot. D’ailleurs ils ont un signe de ralliement : aucun ne sait utiliser un flacon de shampooing, pas même celui dont Hulot fait la publicité.

Il est intéressant de constater l’état dans lequel les futurs « cultivateurs bio » laissent le terrain. On peut polluer, du moment que c’est bio.

Je ne me suis malheureusement pas trompée : 2500 gendarmes pour déloger une centaine de débraillés, mais ce sont les gendarmes qui prennent des coups. Ils ont ordre de rester gentils. Ils ont réussi malgré tout à virer les bidonvilles construits par les squatteurs, mais c’était pour que le lendemain ils soient reconstruits, et que de 100 puis 250 squatteurs on passe à 750. Une situation faite pour durer. Le préfet de service ne gère rien : elle fournit aux zadistes un petit formulaire – écrit gros pour qu’ils comprennent - sur lequel ils doivent mentionner leur projet, ensuite on verra pour l’octroi des terres. Bien entendu la fédération des cultivateurs locaux, les vrais, ceux qui ont été expropriés et voudraient récupérer leur lopin, est absolument furieuse et ressent cela comme une injustice. Il fallait s’y attendre. Nous avons de la chance si cette affaire ne tourne pas à la guerre locale.

Notre chef de guerre s’imagine influencer Trump et Poutine, mais il est infichu de déloger une poignée de militants malpropres. C’est peut-être l’odeur qui incommode les pandores ? Après tout c’est aussi un gaz de combat.

Pendant ce temps nos facs sont bloquées par des faignasses débraillées de l’UNEF, avec le même résultat : les préfets n’interviennent pas, on ne sait jamais, si un de ces jeunes se cassait un ongle…

Les étudiants non grévistes, eux, n’ont pas voix au chapitre, on les interdit d’AG et s’ils parviennent à y entrer, ils ne peuvent pas prendre la parole : l’UNI s’est d’ailleurs carrément fait mettre à la porte d’une fac.

Enfin, ils ont fini par évacuer la fac de Tolbiac : 800.000 euros de dégâts. Y aura- t-il des poursuites, demandera- t-on à ces vandales de rembourser ou de participer bénévolement aux réparations ? Probablement pas. Dans quelques années je suis même sûre qu’on retrouvera les meneurs de désordre dans les rangs des futurs cadres du PS ou des Insoumis. Pourquoi s’en feraient-ils pour leurs examens ?

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