Magazine Séries

Critique Ciné : Love Addict (2018)

Publié le 24 avril 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Love Addict // De Frank Bellocq. Avec Kev Adams, Mélanie Bernier et Marc Lavoine.
Kev Adams est loin d’être un acteur que je porte dans mon coeur et pourtant, je dois avouer que c’est l’une des rares fois où j’ai apprécié l’acteur au cinéma. Love Addict n’a rien de catastrophique, mais n’a rien d’exceptionnel non plus. Derrière cette petite comédie, plein de poncifs et plein de répliques reprises à d’autres, se cache l’envie de faire quelque chose qui pourrait très bien faire suite à Arnacoeur (sans les mêmes qualités bien entendu). C’est entre les mains de Frank Bellocq, que Kev Adams connait très bien puisqu’il incarnait Patrick dans la comédie Soda ou encore dans Amis publics, un film touchant dans lequel j’avais là aussi réussi à apprécier en partie Kev Adams. On n’est pas face à la comédie française de l’année et paradoxalement j’ai passé un bon moment. Il n’y a pas de personnages trop têtes à claques (sauf peut être les collègues de Gabriel à Sugar West) et quelques idées sympathiques qui permettent de donner un rythme au film qui n’est finalement pas trop dégueulasse. Il y a des éléments très caricaturaux du mec qui veut faire tomber toutes les femmes et ce n’est pas aussi fin que Hitch expert en séduction a pu le faire mais d’un autre côté, Love Addict reste une comédie et tous les poncifs qu’elle use jusqu’à l’os ne sont pas forcément mauvais.

Gabriel est un love addict, un amoureux compulsif des femmes. Un sourire, un regard, un parfum… Il craque. Mais à force de dérapages de plus en plus acrobatiques entre sa vie sociale et sa vie professionnelle, Gabriel est totalement grillé. Bien décidé à changer (ou du moins à essayer), il recourt aux services d’une agence de  « Minder », sorte de coach personnel 2.0. C’est Marie-Zoé, aux méthodes plutôt atypiques, qui va prendre en main le cas de Gabriel pour une thérapie de choc …

Côté mise en scène, tout est très banal mais très moderne aussi. Frank Bellocq reprend alors les travelings d’une romcom à l’américaine, la petite musique qui va bien avec est toujours présente, sans parler des personnages qui s’inspirent clairement de ce qu’ils ont pu voir au cinéma pendant des années avant de tourner là dedans. L’idée de départ est amusante mais ce n’est pas toujours une agréable trouvaille non plus. Disons que c’est là où le film perd un peu de sa saveur : Love Addict tourne en rond. En tournant autour du pot, en répétant constamment certaines situations (notamment le personnage de Marc Lavoine, qui donne l’impression d’être un vieux disque rayé), alors Love Addict perd de sa superbe et peut donc nous ennuyer légèrement. Kev Adams, que j’ai tendance à détester s’avère un peu plus sympathique ici dans un rôle qui lui va bien mais qui le rend presque plus mature que les conneries qu’il n’a de cesse d’incarner au cinéma. Ici ce n’est pas un ado attardé qui doit faire passer de la drogue (Gangsterdam et sa scène du pet reste sûrement dans l’anthologie des scènes les plus ridicules du cinéma français), mais quelqu’un de plus mature qui doit faire face à son addiction pour les femmes. Pourquoi pas, même si cela ne fonctionne pas toujours.

Note : 5/10. En bref, une comédie romantique honorable qui tente de reprendre certains poncifs sans nous assommer pour autant.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Delromainzika 18158 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines