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Marée populaire

Publié le 16 mai 2018 par Jean-Emmanuel Ducoin
Marée populaireDes organisations politiques de gauche, syndicales et associatives appellent en effet à une «marée populaire» dans la rue,avec pour objectif clairement affiché d’élargir au maximum le périmètre de cet appel. La CGT y sera !
Face à l’urgence sociale absolue, la question de la participation et de l’expression du plus grand nombre de citoyens – ceux du moins qui ne peuvent participer aux actions revendicatives – reste essentielle et parfois problématique. La grève «par procuration» eut jadis son retentissement et ses raisons d’être, mais l’éclatement accéléré du «monde du travail» a ceci de réel qu’il épouse dorénavant toutes les formes d’aliénation et d’asservissement possibles. Puisque tout mouvement social aspire à l’élargissement de la contestation, en prise directe avec le pouls de la société, une date, celle du 26 mai, s’impose d’ores et déjà dans le paysage comme incontournable. Des organisations politiques de gauche, syndicales et associatives appellent en effet à une «marée populaire» dans la rue, à Paris et en région, avec pour objectif clairement affiché d’élargir au maximum le périmètre de cet appel. 
Suite à une consultation interne, la CGT a annoncé hier, dans un communiqué, qu’elle s’associait officiellement à cette mobilisation et qu’elle participait à sa construction active. «Il s’agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l’emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l’action», explique le syndicat. L’événement a son importance. Car, dans le respect des prérogatives de chacune des organisations, l’élargissement souhaité se constate donc, depuis la toute première réunion début mai : Fondation Copernic, Attac, CGT, Droit au logement, Europe Écologie-les Verts, PCF, France insoumise, Génération.s, NPA, Snesup-FSU, Solidaires, Unef, etc. La liste est longue désormais…
Dire que les contre-réformes des derniers mois relèvent toutes d’une même logique – le recul de tous au bénéfice de quelques-uns – est un constat de plus en plus partagé. Le coup de force permanent de Macron et de son gouvernement, avec sa visée du «chacun pour soi» et son corollaire de moindres garanties et droits collectifs, nécessite un combat de tous les instants et une amplification des mobilisations, dans leurs spécificités. Cette lutte contre la destruction programmée d’une «civilisation» sociale, celle des services publics et d’une certaine idée de notre société, concerne tous les citoyens. Au nom de cette bataille sociale autant que culturelle, le mot «ensemble» est indispensable… et plus urgent que jamais.
[Editorial publié dans l'Humanité du 17 mai 2017.]

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