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Pollution de l'air : 9 personnes sur 10 sont touchées dans le monde

Publié le 23 mai 2018 par Bioaddict @bioaddict
Les niveaux de pollution de l'air restent dangereusement élevés dans de nombreuses parties du monde. De nouvelles données de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiées le 2 mai 2018 montrent que 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants et que 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l'air ambiant (extérieur) et à cause de la pollution de l'air à l'intérieur des habitations. Pollution de l'air : 9 personnes sur 10 sont touchées dans le monde ¤¤ L'OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) estime qu'à peu près 90% des habitants de la planète respirent un air pollué et qu'environ 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de l'exposition aux particules fines contenues dans l'air pollué.

Plus de 4300 villes de 108 pays sont maintenant inscrites dans la base de données de l'OMS sur la qualité de l'air ambiant, ce qui en fait la base de données la plus complète sur la question. Depuis 2016, plus d'un millier de villes supplémentaires ont rejoint la base de données de l'OMS, ce qui montre que les pays sont plus nombreux que jamais à mesurer la pollution de l'air et à prendre des mesures pour la réduire.

La base de données de l'OMS collecte les concentrations moyennes annuelles de particules fines (PM10 et PM2,5). Les PM2,5 comprennent le sulfate, les nitrates et le carbone noir, qui sont les polluants les plus dangereux pour la santé humaine.

Les recommandations de l'OMS relatives à la qualité de l'air appellent les pays à réduire la pollution de l'air pour atteindre des valeurs annuelles moyennes de 20 μg/m3 (pour les PM10) et de 10 μg/m3 (pour les PM2,5).


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L'OMS estime qu'à peu près 90% des habitants de la planète respirent un air pollué.

Quels pays sont les plus concernés ?

Ce sont les pays à revenu élevé qui présentent les niveaux de pollution de l'air ambiant les plus faibles, en particulier dans les régions de l'Europe, des Amériques et du Pacifique occidental.

Les niveaux les plus élevés de pollution de l'air ambiant sont enregistrés dans les Régions de la Méditerranée orientale et de l'Asie du Sud-Est, avec des niveaux annuels moyens dépassant souvent plus de 5 fois les limites fixées par l'OMS. Ce sont ensuite les villes à revenu faible ou intermédiaire d'Afrique et du Pacifique occidental qui sont les plus concernées.

"De nombreuses mégalopoles du monde entier présentent des résultats 5 fois supérieurs aux niveaux fixés par les lignes directrices de l'OMS pour la qualité de l'air, ce qui représente un risque majeur pour la santé des populations", explique la Dr Maria Neira, Directrice du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé à l'OMS.

Quelles sont les principales sources de pollution ?

Les principales sources de pollution de l'air due aux particules fines comprennent l'utilisation inefficace de l'énergie par les ménages, les secteurs de l'industrie, de l'agriculture et des transports, ainsi que les centrales électriques au charbon. Dans certaines régions, le sable et les poussières provenant du désert, l'incinération des déchets et la déforestation sont d'autres sources de pollution de l'air. La qualité de l'air peut également être influencée par des éléments naturels comme les facteurs géographiques, météorologiques et saisonniers.

Il faut savoir qu'aujourd'hui environ 3 milliards de personnes - plus de 40% de la population mondiale - n'ont toujours pas accès à des combustibles et à des technologies de cuisson propres à leur domicile, alors qu'il s'agit là de la principale source de pollution de l'air à l'intérieur des habitations.

L'OMS fait un suivi de la pollution de l'air à l'intérieur des habitations depuis plus de 10 ans et, si le taux d'accès à des combustibles et à des technologies propres augmente partout, les améliorations restent plus lentes que la croissance de la population dans de nombreuses parties du monde, en particulier en Afrique subsaharienne.

Sept millions de décès chaque année

L'OMS estime à 7 millions environ le nombre de personnes qui meurent chaque année à cause de l'exposition aux particules fines contenues dans l'air pollué. Ces particules pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui cause des affections comme les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies, les cancers du poumon, les bronchopneumopathies chroniques obstructives et les infections respiratoires, notamment la pneumonie.

La pollution de l'air est un facteur de risque critique pour les maladies non transmissibles (MNT) causant, selon les estimations, un quart (24%) des décès d'adultes imputables à des cardiopathies, 25 % des décès imputables aux accidents vasculaires cérébraux, 43% des décès imputables à la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29% des décès imputables au cancer du poumon.

La pollution de l'air ambiant est responsable à elle seule d'environ 4,2 millions de décès en 2016, alors que la pollution de l'air à l'intérieur des habitations due à l'utilisation de combustibles et de technologies polluantes a causé environ 3,8 millions de décès pendant la même période.

Plus de 90% des décès dus à la pollution de l'air se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, principalement en Asie et en Afrique, suivis des pays à revenu faible ou intermédiaire des Régions de la Méditerranée orientale, de l'Europe et des Amériques.

Dans les villes des pays européens à revenu élevé, il a été prouvé que la pollution de l'air diminuait l'espérance de vie moyenne de 2 à 24 mois, en fonction des niveaux de pollution.

Les pays sont de plus en plus nombreux à agir pour lutter contre la pollution de l'air

Si les données de l'OMS montrent que les niveaux de pollution de l'air ambiant restent dangereusement élevés dans la plupart des régions du monde, elle note cependant que les progrès n'en sont pas moins encourageants. "Les pays sont de plus en plus nombreux à prendre des mesures pour lutter contre la pollution de l'air due aux particules fines et pour réduire cette pollution" explique l'Oragnisation. Par exemple, en 2 ans à peine, le dispositif Pradhan Mantri Ujjwala Yojana mis en place en Inde a connecté gratuitement au réseau GPL environ 37 millions de femmes vivant sous le seuil de pauvreté afin de les aider à changer de source d'énergie domestique pour utiliser un combustible plus propre. Mexico s'est également engagée à rendre plus écologiques les normes s'appliquant aux véhicules, notamment en optant pour des bus n'émettant pas de suie et en interdisant les voitures diesel appartenant aux particuliers d'ici à 2025.

"L'augmentation du nombre de villes enregistrant des données sur la pollution de l'air est le reflet de l'engagement en faveur de l'évaluation et du suivi de la qualité de l'air. Ce sont surtout les pays à revenu élevé qui sont concernés par cette augmentation, mais nous espérons que les efforts de suivi connaîtront une progression semblable à l'échelle mondiale" explique l'OMS qui indique cependant que "le manque de données relatives à la pollution de l'air est criant en Afrique et dans une partie du Pacifique occidental".

Une mobilisation mondiale face à une situation "inacceptable"

"La pollution de l'air est une menace pour nous tous, mais les populations les plus pauvres et les plus marginalisées sont les premières à en souffrir", explique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS. "On ne peut pas accepter que plus de 3 milliards de personnes - surtout des femmes et des enfants - continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l'intérieur de leurs habitations. Si nous n'agissons pas très vite, le développement durable restera une chimère."

Cette année, l'OMS organisera la première conférence mondiale sur la pollution de l'air et la santé (du 30 octobre au 1er novembre 2018) afin de réunir les gouvernements et les partenaires dans le cadre d'une mobilisation mondiale visant à améliorer la qualité de l'air et à lutter contre le changement climatique.

ME

voir les sources de l'infos

Neuf personnes sur 10 respirent un air pollué dans le monde - Communiqué de l'OMS du 2 mai 2018


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