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Critique Ciné : Strangers - Prey at Night (2018)

Publié le 06 juin 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Strangers : Prey at Night // De Johannes Roberts. Avec Christina Hendricks, Martin Henderson et Bailee Madison.


Le premier The Strangers était réussi. Je découvre alors qu’une suite a été produite et je dois avouer que je ne m’y attendais pas. Mais pourquoi pas car il y a tout de même Christina Hendricks dans l’un des rôles titres et j’adore cette actrice. Sur un scénario de Ben Katai (Chosen) et Bryan Bertino (The Strangers) et la mise en scène de Johannes Roberts (Storage 24, The Door), on nous plonge donc dans une nouvelle aventure de home invasion qui était le concept du premier film. Si l’on peut retrouver probablement des références au cinéma de John Carpenter et bien d’autres réalisateurs des années 80, Johannes Roberts ne parvient pas forcément à transformer l’essai en quelque chose de réellement impressionnant. Tout du moins, ce n’était pas comme je m’y attendais. Dès le départ, on sent que cette suite est beaucoup plus classique que son prédécesseur. D’ailleurs, il n’y a pas trop de liens avec le premier film mis à part les masques utilisés par les tueurs. Le côté daté de la photographie n’est pas si bête et permet de donner une ambiance au film, mais globalement celui-ci n’est pas toujours aidé par son scénario qui n’évolue jamais autant qu’il le devrait. Dès le départ, le film ne brille pas nécessairement mais il sait tout de même produire quelques effets bien sympathiques pour nous effrayer comme il se doit. Les jump-scares sont donc classiques mais plutôt réussis.

Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc de mobile home isolé qui semble complètement désert. Une jeune femme étrange frappe à leur porte…. C’est le début d’une terrible nuit d’horreur : pris pour cible et poursuivis sans relâche par trois tueurs masqués, chacun devra lutter pour sauver sa peau dans un jeu de cache-cache impitoyable.

Mais le premier film était effrayant, celui-ci beaucoup moins. Peut-être car l’on sent venir à chaque porte ouverte ce qui va se passer une fois à l’intérieur. Les enfants du film ne semble pas suffisamment développés par le scénario et deviennent donc un peu plus des boulets qu’autre chose alors que les parents s’avèrent un peu plus intéressants d’une certaine façon. Certaines scènes semblent être à l’opposer de ce que l’on peut attendre d’un tel film alors que je m’attendais à un truc légèrement différent, mais il y a presque quelque chose d’artistique dans ce que Strangers : Prey at Night tente de faire ici. Notamment dans la fin, presque abstraite du film dans cette façon de jouer avec l’horreur et les références au cinéma de John Carpenter et notamment plusieurs à Christine (qui est l’un de mes films préférés du réalisateur et l’un des plus effrayants à mon humble avis de sa filmographie). Avec ses défauts, Strangers : Prey at Night manque donc parfois d’intérêt et n’est pas la suite que j’attendais du premier film. Mais le côté parfois artistique de la chose dans ses références a su m’intriguer jusqu’au bout et me passionner malgré tout un tas de problèmes narratifs et un découpage pas toujours lisible des choses.

Note : 6/10. En bref, le fan de John Carpenter apprécie le travail d’un fan au service d’une suite qui était pourtant inutile.

Date de sortie : 18 avril 2018


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