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[Critique] Jurassic World – Fallen Kingdom

Par Wolvy128 @Wolvy128

[Critique] Jurassic World – Fallen Kingdom

[Critique] Jurassic World – Fallen Kingdom
Cela fait maintenant 3 ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen (Chris Pratt) et Claire (Bryce Dallas Howard) s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission.

Fort de son succès public en 2015, Jurassic World profite cette année d’un deuxième volet intitulé Fallen Kindom. Pour l’occasion, Colin Trevorrow laisse sa place à Juan Antonio Bayona (L’Orphelinat, The Impossible, Quelques minutes après minuit) à la réalisation. Un choix judicieux tant il ne faut que quelques minutes au réalisateur espagnol pour imprimer sa patte au long-métrage. Contrairement à son prédécesseur américain, le cinéaste hispanique fait effectivement montre d’une belle aisance derrière la caméra, proposant pendant plus de deux heures des plans inspirés et inventifs. Non seulement la mise en scène joue habilement avec le décor et les échelles, mais elle exploite aussi intelligemment les effets d’ombre et de lumière. Il manque, certes, l’une ou l’autre scène vraiment emblématique pour marquer durablement les esprits, mais l’ensemble reste néanmoins particulièrement attractif d’un point de vue strictement visuel. On appréciera également la facilité avec laquelle Bayona parvient à distiller les émotions par l’image, comme lors de ce dernier acte flirtant efficacement avec l’épouvante.

[Critique] Jurassic World – Fallen Kingdom
Malheureusement, cette dimension visuelle réjouissante est totalement plombée par un scénario d’une rare médiocrité. Si le premier opus ne brillait déjà pas par la qualité de son script, celui-ci n’inverse clairement pas la tendance. Entre les décisions incompréhensibles des personnages, l’absence de crédibilité de certaines séquences et les nombreuses incohérences/ficelles du récit, l’histoire ne convainc absolument jamais. Sans parler des thématiques traitées qui, si elles font indéniablement des ponts avec les films antérieurs, ne racontent rien de fondamentalement nouveau. De plus, chaque élément du long-métrage semble tellement artificiel que l’ensemble peine à séduire, et par extension à captiver. En parlant d’artificialité, on regrettera aussi la pauvreté des dialogues et leur difficulté à faire mouche. Autant d’éléments qui, mis bout à bout, empêche aussi les personnages d’être un minimum consistants. Malgré l’enthousiasme des acteurs, aucun protagoniste ne parvient effectivement à s’imposer, tous se limitant à des figures caricaturales sans le moindre intérêt.

Plombé par une écriture désastreuse, Jurassic World – Fallen Kingdom est donc un blockbuster à peine plus convaincant que son prédécesseur. Si le scénario échoue une nouvelle fois à proposer une histoire digne de ce nom, la faute à de trop nombreuses ficelles et incohérences, le film peut néanmoins s’appuyer sur le talent de Juan Antonio Bayona pour délivrer des plans inspirés et inventifs.


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