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Cupressi: les distiques de Karl Heinrich Ulrichs en hommage au défunt roi Louis II de Bavière

Publié le 04 juillet 2018 par Luc Roger @munichandco
Nous continuons la présentation des poèmes que  Karl Heinrich Ulrichs consacra au roi Louis II de Bavière avec les six distiques qui introduisent son petit recueil Cupressi. Carmina in memoriam Ludovici II regis Bavariae.
En voici le texte original et ses traductions en italien et en français.
Cupressi: les distiques de Karl Heinrich Ulrichs en hommage au défunt roi Louis II de Bavière

Texte original latin de Karl Heinrich Ulrichs
1.His, sine, me moestis tumulum redimire cupressis, His hederae sertis cingere busta tibi! 

2.PAX FUIT UNDA TIlBI. SUBLIMIA MENTE TULISTI. TE SEQUITUR PULCHRUM, VICTURUM CARMINE, NOMEN.
3. "Cur tam dura tuli! Fatorum fulmine stratus
Occubui. Lacrimis ossa piate mea!"
4. Caerulei fuerat tibi porta suprema salutis Unda lacus. Illic patuit tibi janua pacis.
5. Undis aeternum, rumpens tua vincula, somnum Quaeris et indomitus conculcas sub pede fatum.
6. "Rex fueram! Nec ero rex umbra!" Meare sub umbras: Hoc decet. Indignans regna tremenda petis.

Traduction vers l'italien de Madame Rossana Ceretti, professeure de latin et d'italien
Lascia che io consoli il tumulo con questi mesti cipressi, con queste corone di edera lascia che io cinga per te i simulacri!
L’onda per te fu la pace. Le visioni sublimi recasti nella mente.  Ti segue un nome illustre, destinato ad essere vittorioso nella poesia.
Perché dovetti sopportare prove così dolorose! Caddi prostrato dal fulmine dei fati. Con le lacrime consolate le mie ossa!
E’ stato per te il passaggio supremo della salvezza l’onda del lago azzurro. Là si aprì per te la porta della pace.
Spezzando le tue catene, il sonno eterno nell’onde ricerchi e indomito calpesti sotto il piede il fato.
“Sono stato re! Non sarò mai l'ombra di un re!” Andare alle ombre: questo ormai conviene. Furente di sdegno, ricerchi i regni terribili.
Traduction vers le français de Luc Roger
Permets que j'orne ta tombe de ces cyprès funèbres, Laisse moi ceindre de ces couronnes de lierre le front de tes statues!
Les flots t'apportèrent la paix. Tu as créé de sublimes visions.  Ton nom, que la poésie rendra victorieux, deviendra illustre.
Pourquoi ai-je dû subir ces épreuves si douloureuses! Je fus terrassé par la foudre du destin. Que vos pleurs consolent mes ossements!
La vague azurée du lac fut pour toi le passage suprême vers le salut. C'est là que s'ouvrirent pour toi les portes de la paix. Brisant tes chaînes, tu cherches le sommeil éternel dans les flots, et, indomptable, tu foules aux pieds le sort funeste.
"Je fus roi! Je ne serai jamais l'ombre d'un roi. Me rendre au royaume des ombres, voila ce qui me convient désormais." Dans ta colère indignée, tu recherches les royaumes redoutables.

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