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L’Edito : Hazard ou coïncidences

Publié le 09 juillet 2018 par Levestiaire @levestiaire_net
Rarement le Vestiaire aura été autant sollicité durant une Coupe du monde. Des lecteurs divers nous écrivent mais tous n'ont qu'une seule et même question à poser : la France sera-t-elle championne du monde ? Rappelons tout de même que nous ne sommes pas un site de paris sportifs bien qu'il eut été tentant d'utiliser notre expertise à des fins commerciales. L’Edito : Hazard ou coïncidences Plutôt que de répéter des choses que nous ne cessons de répéter, à savoir que le niveau est aussi faible qu'à l'Euro, que donc Deschamps peut largement se contenter de sa chance de Kanté et des talonneurs pour passer les tours, expliquons plutôt pourquoi nous avions été les seuls à douter de l'avenir de l'Espagne, de l'Allemagne et du Brésil au contraire de la Belgique, de la Russie, de l'Angleterre ou de la Croatie. Même si la Croatie reste la Croatie. La prochaine fois l'ensemble de la presse n'aura qu'à nous lire plus attentivement. Voici donc pour la première fois notre méthode secrète. 1. Allemagne : Baudet Muller

C'était sans doute l'équipe la plus facile à diagnostiquer. La Mannschaft, comme sa base munichoise, est vieillissante et ne gagne plus rien de ce qui compte. Ajoutez des matchs de préparation ridicules et un Thomas Muller disparu, vous obtiendrez une élimination rapide.

2. Bresil : Tite pipe avant d'aller dormir

On ne fait pas d'un âne, un pur sang aussi facilement. Tite a même découvert que c'était impossible. Le fondement même de l'équipe est frelaté puisque c'est Neymar et que Neymar n'est que Neymar. Un très bon joueur mais loin d'être l'un des plus grands, d'ailleurs il joue au PSG. Mbappé aussi, tient donc. Et Thiago Silva aussi. Ce fameux meilleur défenseur du monde n'a toujours pas gagné la ligue des champions, ni la Coupe du monde d'ailleurs. Le reste c'est une reconstruction sur des ruines de demi-finaliste. Marcelo, Coutinho et Casemiro n'ont plus qu'à patienter. Marcelo a trente ans.

3. Espagne : Soirée Isco

Il faut toujours se méfier d'un journaliste qui voit en Isco le successeur d'Iniesta. D'une part Iniesta, où ce qu'il en reste, était encore là. D'autre part Iniesta n'était pas pas remplaçant à Madrid mais titulaire au Barça. C'est d'ailleurs là le problème. Combien de Ligue des champions a remporté le Barça cette saison ? Et l'année dernière ? Messi et Umtiti ont surement la réponse.

4. Angleterre : Kane, béquille et accessoires

Il n'a fallu que 20 minutes à notre rédacteur en chef pour envoyer l'Angleterre dans le dernier carré. Le collectif d'une fluidité sans égal n'avait plus rien à voir avec ses devancières. Celles qu'on vous a déjà présentées. Défensivement c'est largement ce qui se fait de mieux en Russie. Et pourtant de cette équipe, qui en est une, on ne connait qu'un seul joueur. Mais vu qu'il marque à chaque match, sauf quand il n'a pas besoin, inutile de se renseigner sur les autres.

5. Belgique : Le mannequin pisse

Depuis que le temps qu'ils sont mis comme outsider, on avait fini par croire que la presse ne racontait que des conneries. Mais à force de dire qu'il va pleuvoir, un jour on finit par avoir raison. Et cette fois il pleut de la pisse. Personne n'a résisté à la fureur offensive du gars de Tronchiennes et de son coéquipier formé à Lille. Imaginez les champions du monde. Il faudra d'abord humilier leurs jumeaux et apprendre à défendre en compagnie de Kompany.

6. Croatie : Suker Mario 2

Certains considèrent depuis longtemps la Croatie comme le favori secret du Mondial. Problème, ceux là plaçaient aussi l'Allemagne, l'Espagne voire ce faible Brésil devant. Pour vous aider à y voir plus clair observez que la Croatie, comme la France, n'a eu aucun match difficile depuis son entrée en lice. Les deux pays ont d'ailleurs en commun d'avoir éclaté l'Argentine. A la différence que les copains de Modric n'ont pas pris trois buts. Vous l'aurez compris, la Coupe du monde commence maintenant.

7. Russie : Poutine sans frites

Ce n'est pas qu'un plat quebecois en apparence dégueulasse. Poutine est aussi un homme politique russe. Que dire de plus à propos de ce pays aux milliers de fuseaux horaires ? Que leur entrée en matière a montré qu'à domicile on est plus fort que d'habitude. Ca a même failli les envoyer en demi. Mais les terribles croates étaient là.

8. Portugal et Argentine : Tango et cash

On a bien voulu faire semblant de croire que Messi était Maradona. Et respecter le fait que des grands joueurs puissent changer le cours de l'histoire. Sauf qu'ils l'avaient déjà fait l'un en 2014, l'autre en 2016 et que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Cette fois leurs équipes étaient vraiment trop nulles. Ça ne veut pas dire qu'elles étaient fortes les autres fois.

On aurait pu parler de l'Uruguay mais tout le monde a bien compris que sans Cavani il ne reste plus grand chose. Et pourtant Cavani joue au PSG.

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