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Critiques Séries : Sharp Objects. Saison 1. Pilot.

Publié le 09 juillet 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Sharp Objects // Saison 1. Episode 1. Pilot.


HBO démontre enfin qu’elle a encore de l’ambition. En adaptant le roman de Gillian Flynn (auteure déjà adaptée au cinéma pour ses romans Dark Places ou encore Gone Girl), il y avait dans Sharp Objects une réussite presque immédiate à attendre. C’est donc Marti Noxon (UnREAL, Dietland) qui s’est chargée de l’adaptation et le moins que l’on puisse dire c’est que dès le départ c’est très réussi. L’idée derrière Sharp Objects est de raconter une histoire de rédemption dans une affaire de meurtre. A la fin de ce premier épisode, la série apparait finalement comme une agréable surprise mais en mélangeant la pensée de Camille Preaker au reste de l’histoire, Sharp Objects fonctionne plutôt bien dans son ensemble. La série nous présente rapidement ses personnages que cela soit l’histoire de Camille (et celle que l’on va suivre d’elle durant la saison), de Marian sa soeur ou encore Adora sa mère (incarnée par Patricia Clarkson). La vie de Camille est plongée dans des hallucinations constantes, dans l’alcoolisme et des souvenirs un peu flous mais pas forcément très sains pour son esprit. On retrouve alors dans Sharp Objects ce qui fait le succès de la mise en scène de Jean Marc Vallée que HBO connait déjà très bien pour avoir mis en scène la première saison de Big Little Lies.

Camille Preaker, reporter, sort tout juste d'un bref séjour à l'hôpital psychiatrique. Elle retourne dans la ville de son enfance pour tenter de résoudre le meurtre de deux jeunes adolescentes auxquelles elle s'identifie énormément...

Dans sa mise en scène, le réalisateur propose quelque chose de suffisamment original et bon pour que l’on passe un agréable moment. La série prend son temps pour installer le mystère de la saison en entrecoupant l’épisode de scènes incarnant parfaitement le retour au bercail de la fille prodigue qui a mal tournée dans la ville. Les flashbacks sont intéressants eux aussi car ils permettent de voir où est-ce que l’histoire veut réellement nous conduire et ce qu’elle peut avoir envie de raconter à la longueur. Amy Adams est alors parfaite dans le rôle de Camille et je dois avouer que c’est tout ce qu’il me fallait. L’actrice est parfaite car elle nous donne l’impression que Camille c’est elle, la Amy Adams de tous les jours. En nous faisant autant croire en son personnage, Sharp Objects en devient alors rapidement troublante. Elle est aidée par le reste du casting et le scénario mais le savoureux mélange des personnages et de leurs personnalités donne à cette série tout son intérêt. Le plus grand mystère (pour le moment) de la série reste probablement celui de la disparition de l’âme de Camille. Cette dernière n’était pas comme ça par le passé comme suggèrent les flashbacks mais la vie lui a fait quelque chose qui l’a rendu comme ça. Affaire à suivre en somme…

Note : 9.5/10. En bref, une très belle entrée en matière.


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