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Rodrigo Beenkens, le commentateur belge plus chauvin qu’un « frouze »

Publié le 10 juillet 2018 par Etvsport @etvsport

Ce soir, la Belgique et la France s'affrontent en demi-finale de la Coupe du monde de foot. Et dire que le plat pays est à l'arrêt est un euphémisme. En effet, cela fait depuis 1986 que la Belgique attend de revivre un dernier carré d'un Mondial et de plus, qui dit peut-être place en finale, dit éliminer ces diables de français. Et pour se donner encore plus de chances de se farcir ces " frouzes " (terme peu sympathique désignant les français), les Belges pourront compter sur leur supporter numéro 1, le journaliste et commentateur de la chaîne publique belge, la RTBF, Rodrigo Beenkens !

Le journaliste sportif phare en Belgique Francophone

Avant de décrypter plus en détails le personnage, revenons sur la carrière exemplaire de celui-ci. Originaire de la région de Namur en Wallonie, le jeune Rodrigo obtient deux masters, l'un en communication, l'autre en journalisme, à l'Université catholique de Louvain. Alors qu'il rentre au sein de la rédaction des sports de la RTBF, équivalent de France Télévision en France, en 1988, il fait ses débuts de commentateur aux JO de Séoul en 1988. Néanmoins, Rodrigo n'est pas en haut de l'affiche et se retrouve à couvrir des épreuves peu médiatisées dont l'haltérophilie. Rapidement, il s'oriente vers le cyclisme, sport extrêmement populaire en Belgique, en commentant le Tour de France dès 1990 mais également les Classiques. Depuis 2012, il est la voix de l'équipe nationale belge de foot.

Mondial 2014 : Beenkens, chef de file des Diables Rouges

En 2014, la folie s'empare littéralement de la Belgique avec la première participation des Diables Rouges à une Coupe du monde depuis 2002 et donc 12 ans. Emmenée par une génération exceptionnelle et un entraîneur qui fait l'unanimité, Marc Wilmots, le pays est en ébullition et un véritable chauvinisme se dégage alors de Quiévrain à la frontière néerlandaise. En effet, si souvent en conflit, les Wallons et les Flamands sont unis autour de leur équipe nationale et le fait d'avoir une équipe aussi forte sur le papier leur donne un sentiment patriote légèrement décuplé. Si vous voulez savoir pourquoi nous avançons de tels propos, c'est tout simplement car l'équipe de Beside Sport a commencé sa carrière en Belgique et a donc assisté de l'intérieur à cette folie furieuse autour de son équipe de foot.

Et alors que des millions de belges se réunissent pour assister devant des écrans géants, disséminés dans tout le pays, il y en a un qui est au coeur de l'évènement, Rodrigo Beenkens. Le commentateur star des Diables Rouges est tout simplement innarêtable à chaque match, but, action,...de ceux qu'ils appellent " Ces petits Diables ". Car si un journaliste, sportif ou pas, se doit de rester neutre et donc d'être le plus lucide et objectif possible, celui-ci n'hésite pas à repousser les limites du métier en appelant les joueurs par leurs prénoms et en affichant clairement une âme de supporter. Si ses " Eden, Kevin, Marouane ou Axel " font fureurs en Belgique, difficile pour un spectateur neutre de supporter un match des Belges tant cela devient " too much ".

Mondial 2018 : Beenkens dévoilé au grand jour

Remettons-nous dans le contexte ! Après un premier tour maîtrisé par les Belges avec 3 victoires, des buts en pagaille et une victoire de prestige contre l'Angleterre, les Diables Rouges arrivent en huitième de finale en pleine confiance avant d'affronter les Japonais. Et pourtant les Belges sont menés 2-0 après la première mi-temps. A ce moment-là, le parcours des Diables au Mondial semblent avoir du plomb dans l'aile et Rodrigo Beenkens n'hésite pas à taper avec véhémence sur le coach des Diables, Roberto Martinez.

Voici un petit concentré de Rodrigo : " Il faut faire quelque chose Monsieur Martinez sinon on va droit vers la catastrophe ! ". " Je ne vois pas de révolte chez Roberto Martinez, il est à là, les bras croisés, il ne bouge pas, il ne fait rien !, " Martinez et Jones (Graeme Jones, adjoint de Roberto Martinez) qui sont en train de tenir un conclave tous les deux, et il n'y a rien qui bouge. Même pas un geste vers les joueurs, c'est aux joueurs à se débrouiller ou quoi ? Je ne comprends pas !

Mais finalement les Belges s'imposeront au bout du bout du temps règlementaire grâce à un but de Nacer Chadli au terme d'une contre-attaque magnifique. L'hystérie s'empare littéralement de Rodrigo et de son consultant, Philippe Albert. Le moment est déjà culte !

Après ces commentaires lors de la partie, Rodrigo Beenkens avait dû poster un message en forme d'excuse sur Twitter.

Bravo les Diables et bravo à Roberto Martinez qui a heureusement su rester calme (lui) et faire les bons choix dans l'adversité. L'émotion nous fait parfois dire des choses injustes. Elle ne justifie rien, sorry. Respect.

- Rodrigo Beenkens (@RoBeenkens) 2 juillet 2018

Un journaliste d'Europe 1 en France n'a pas hésité à revenir avec humour sur le déroulé du match et les commentaires parfois limites de Beenkens.

Pour conclure, on a rien contre Rodrigo Beenkens et son amour invétéré des Diables Rouges mais il serait temps de remettre l'église au milieu du village et donc que les Belges assument eux-aussi d'être extrêmement chauvins avec leur équipe de foot...qualité ou défaut, à vous de voir, qui n'est pas inhérent aux seuls " frouzes " comme ils disent si bien. Que le meilleur gagne ce soir et surtout attention au " boulard " en perspective si l'une des deux équipes ramènent la Coupe au pays !


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